La croissance s'accélère en Grande-Bretagne

jeudi 26 septembre 2013 15h08
 

par William Schomberg et Olesya Dmitracova

LONDRES (Reuters) - L'économie britannique a réalisé au deuxième trimestre sa meilleure performance depuis trois ans, confirment les chiffres officiels publiés jeudi, mais la faiblesse persistante de l'investissement des entreprises entretient les doutes sur la solidité de la reprise.

Le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 0,7% sur avril-juin par rapport aux trois mois précédents, un chiffre inchangé par rapport à l'estimation initiale et conforme au consensus des estimations d'économistes et d'analystes, dont certains, toutefois, n'excluaient pas une révision à la hausse.

"Nous sommes au début de la reprise mais nous ne sommes pas encore au nirvana d'une croissance généralisée", a commenté Rob Wood, économiste de Berenberg Bank à Londres.

"Elle semble un peu plus fragile que dans les chiffres précédents, qui montraient une forte contribution de la balance commerciale; désormais, l'accent est mis sur les éléments fragiles tels que la reconstitution des stocks et sur des éléments qui ne sont pas voués à durer, comme l'investissement public."

En prenant en compte les révisions apportées par l'Office national de la statistique (ONS) aux chiffres de l'année écoulée, la croissance de 0,7% du deuxième trimestre marque la meilleure performance trimestrielle depuis le deuxième trimestre 2010.

En rythme annuel, la croissance britannique ressort à 1,3% sur avril-juin, contre 1,5% annoncé auparavant.

Les chiffres du deuxième trimestre montrent entre autres une hausse de 2,9% des rémunérations des salariés (bonus inclus) par rapport à janvier-mars, une progression sans précèdent depuis 1989.

Cette accélération était attendue, certaines entreprises ayant retardé cette année le paiement des bonus annuels pour bénéficier de l'évolution de la fiscalité.   Suite...

 
L'activité économique a progressé de 0,7% au deuxième trimestre en Grande-Bretagne, un chiffre qui correspond au consensus des estimations d'économistes. /Photo prise le 24 septembre 2013/REUTERS/Andrew Winning