23 septembre 2013 / 16:22 / il y a 4 ans

Clôture en baisse des marchés européens, l'Allemagne rassure

LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS/LONDRES (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en baisse lundi et Wall Street suit la même tendance, car les investisseurs, plutôt rassurés par la victoire électorale sans surprise de la chancelière allemande Angela Merkel, restent préoccupés par les incertitudes qui pèsent sur le budget américain et la politique monétaire de la Réserve fédérale.

À Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 0,75% (-31,58 points) à 4.172,08 points. Le Footsie britannique a perdu 0,59% et le Dax allemand 0,47%.

Parmi les indices paneuropéens, l'EuroStoxx 50 a cédé 0,71% et le FTSEurofirst 300 0,53%.

La large victoire de l'Union chrétienne-démocrate (CDU) d'Angela Merkel, à l'issue des élections législatives allemandes, est vue comme une garantie de stabilité par les investisseurs, mais l'éviction du Parlement de ses alliés libéraux du FDP devrait obliger la chancelière à s'associer au Parti social-démocrate (SPD), qui a pourtant enregistré un net revers.

"Le résultat de ces élections ne devrait pas beaucoup faire évoluer les marchés à court terme, car il est dans l'ensemble conforme aux attentes", expliquent les analystes de Société Générale, qui recommandent de vendre les actifs allemands par crainte que la poursuite des politiques menées par Berlin accroissent à plus long terme l'inflation et affectent la compétitivité.

La perspective d'une coalition CDU-SPD en Allemagne a provoqué une baisse de l'euro face à la monnaie américaine, en-dessous de 1,35 dollar, et surtout face à la devise japonaise, sous les 99 yens.

Sur le front des valeurs, Deutsche Post a perdu 3,73% à 23,89 euros, l'une des plus fortes baisses de l'Eurostoxx 50 - qu'il a rejoint lundi - à la suite de prises de bénéfice, logiques après la hausse de 44% observée par l'action depuis le début de l'année.

À Wall Street, le Dow Jones cédait 0,38% et le Standard & Poor's 500 0,57% vers 15h55 GMT.

Si le marché juge dans l'ensemble exagérés les risques que l'administration de Barack Obama se retrouve en situation de défaut à la suite du bras de fer entre démocrates et républicains sur le budget , il scrute en revanche les déclarations de responsables de la Fed dans l'espoir d'indications claires sur l'avenir de sa politique monétaire ultra-accommodante, maintenue en l'état la semaine dernière.

Lundi, William Dudley, président de la Fed de New York, a confirmé que la banque centrale américaine comptait bien réduire avant la fin de l'année ses 85 milliards de dollars de rachats mensuels d'actifs.

Sur le marché obligataire, les futures sur le Bund allemand sont peu affectés par le scrutin de dimanche mais profitent en revanche des enquêtes PMI qui semblent confirmer le retour à la croissance dans la zone euro et des déclarations de Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne (BCE), qui s'est dit prêt à mener de nouvelles actions pour endiguer la remontée des taux du marché monétaire.

Les cours du baril de Brent et de brut des Etats-Unis sont eux en nette baisse, en raison d'une hausse de la production irakienne et de nouveaux propos du président iranien, Hassan Rohani, en faveur d'une plus grande ouverture de Téhéran sur la scène internationale.

Julien Dury pour le service français, édité par Véronique Tison

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