Baisse des investissements et hausse du cash en vue pour Total

lundi 23 septembre 2013 14h00
 

LONDRES/PARIS (Reuters) - Total a confirmé lundi qu'il prévoyait une baisse de ses investissements dès 2014 pour entrer dans une phase de croissance de sa production et de son flux de trésorerie disponible.

Le deuxième groupe pétrolier européen a précisé lors d'une journée investisseurs organisée à Londres qu'il visait 24 à 25 milliards de dollars d'investissements organiques par an en moyenne sur la période 2015-2017, contre un budget de 28 milliards pour 2013.

Profitant des plus hauts historiques atteints par le pétrole, qui se traite actuellement à près de 110 dollars le baril, la société a réalisé des investissements record au cours des trois dernières années, développant des projets majeurs et accroissant son budget d'exploration.

En s'appuyant sur la baisse à venir des investissements, sur des démarrages des projets de l'amont et la restructuration de ses activités dans l'aval, Total estime que son flux de trésorerie disponible, de 6,9 milliards de dollars en 2012, devrait atteindre plus de 15 milliards avant dividende en 2017.

Le groupe a également réaffirmé "son engagement en faveur d'une politique compétitive de retour à l'actionnaire", avec un taux de distribution maintenu à 50% des résultats.

Ses objectifs de croissance de production restent inchangés, avec des prévisions de 2,6 millions de barils par jour en 2015 et un potentiel de 3 millions en 2017, contre 2,3 millions en 2012.

"Une croissance de production de 6% à 7% par an entre 2015 et 2017 (...) est un sérieux effort, nécessaire, mais nous devons revenir à un niveau davantage en ligne avec la taille de notre groupe, avec le marché et avec les attentes", a souligné son PDG Christophe de Margerie, lors d'une conférence avec les analystes.

"Ce sera un atterrissage en douceur. Pas un arrêt de la croissance de la production mais une réduction de cette croissance", a-t-il ajouté.

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Total confirme prévoir une baisse de ses investissements dès 2014 pour entrer dans une phase de croissance de sa production et de son cash flow disponible. /Photo d'archives/ REUTERS/Gonzalo Fuentes