Le Niger lance un audit des mines exploitées par Areva

vendredi 20 septembre 2013 18h43
 

par Daniel Flynn et Abdoulaye Massalatchi

NIAMEY (Reuters) - Le Niger a ordonné un audit des mines d'uranium exploitées sur son sol par le groupe français Areva, dans l'espoir de conclure un nouveau contrat à long terme plus intéressant, a déclaré à Reuters son ministre des Mines, Omar Hamidou Tchiana.

Les deux coentreprises entre Areva et l'Etat nigérien, Somaïr et Cominak, produisent environ un tiers du combustible utilisé par le parc nucléaire français. Mais le Niger, ancienne colonie française qui figure parmi les pays les plus pauvres du monde, estime qu'il ne tire pas assez de recettes de ses gisements d'uranium.

Le contrat actuel de 10 ans liant Areva à l'Etat nigérien arrive à son terme à la fin de cette année et Niamey espère profiter des discussions sur son renouvellement pour augmenter ses recettes fiscales et obtenir du groupe français des engagements en terme d'investissement dans les infrastructures.

Ceux-ci pourraient inclure la construction d'une nouvelle route reliant Tahoua à la région minière d'Arlit, à plus de 1.000 kilomètres au nord de la capitale.

"Nous respectons Areva comme partenaire stratégique mais nous voulons un partenariat équilibré", a déclaré Omar Hamidou Tchiana lors d'un entretien dans son bureau. "Nous allons, tout en respectant notre partenaire, faire en sorte que le Niger aussi tire parti de l'exploitation de l'uranium."

Le ministre des Mines a précisé que l'Etat nigérien ne cherchait pas augmenter sa participation dans Somaïr et Cominak.

Niamey détient 36,4% de Somaïr, qui produit environ 3.000 tonnes d'uranium par an, et 31% de Cominak, dont la production annuelle avoisine 1.500 tonnes.

"Notre objectif, c'est de faire en sorte que les coûts de production de l'uranium baissent, pour que le Niger puisse tirer parti, non seulement en termes de taxes mais en termes de dividende en tant qu'actionnaire", a dit Omar Hamidou Tchiana.   Suite...

 
Le Niger a ordonné un audit des mines d'uranium exploitées sur son sol par le groupe français Areva, dans l'espoir de conclure un nouveau contrat à long terme plus intéressant. Le contrat actuel arrive à son terme à la fin de cette année et Niamey espère profiter des discussions sur son renouvellement pour augmenter ses recettes fiscales et obtenir du groupe français des engagements en terme d'investissement dans les infrastructures. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau