Vol inaugural du CSeries de Bombardier

lundi 16 septembre 2013 20h48
 

MIRABEL, Québec (Reuters) - L'avion de ligne moyen courrier CSeries de Bombardier a réalisé son vol inaugural lundi, point d'orgue d'un programme d'un coût de 3,9 milliards de dollars (2,55 milliards d'euros) dont le constructeur canadien espère qu'il lui permettra de concurrencer Boeing et Airbus sur une partie de ce segment de marché.

L'avion d'essai CS100 bleu et blanc a décollé à 13h54 GMT sur le site Bombardier de Mirabel (Québec).

Le décollage de ce vol inaugural, effectué avec neuf mois de retard, a été étonnamment silencieux grâce à de nouveaux moteurs Pratt & Whitney PurePower PW1500G qui équipent l'appareil.

Pratt & Whitney est une filiale de l'américain United Technologies.

"Le CSeries a déjà causé un séisme dans l'industrie aéronautique; c'est ce qui a poussé Boeing et Airbus à revoir la conception de leurs avions", dit Michael Boyd, président du consultant Boyd Group International.

Airbus et Boeing ont annoncé des versions nouvellement motorisées de leurs avions respectifs A320 et B737 après que Bombardier eut annoncé la couleur avec le CSeries.

Les deux géants ont engrangé plus de 3.500 commandes pour ces deux avions, mais une faible partie seulement porte sur le segment de marché qui sera directement en concurrence avec le CSeries.

Le groupe de Montréal espère prendre des parts de marché du segment des monocouloirs de 100 à 149 passagers, segment intermédiaire entre l'avion régional et les avions de ligne plus gros. Il estime pouvoir contrôler la moitié de ce segment durant les 20 prochaines années.

Pour l'heure, Bombardier a engrangé 177 commandes pour les CSeries, alors qu'il en vise 300 d'ici à la mise en service de l'appareil.   Suite...

 
L'avion de ligne moyen courrier CSeries de Bombardier a réalisé son vol inaugural lundi, point d'orgue d'un programme de 3,4 milliards de dollars dont le constructeur canadien espère qu'il lui permettra de concurrencer Boeing et Airbus sur une partie de ce segment de marché. /Photo prise le 16 septembre 2013/REUTERS/Christinne Muschi