Wall Street pourrait bien résister à la Fed

dimanche 15 septembre 2013 18h41
 

NEW YORK (Reuters) - La décision attendue cette semaine concernant le ralentissement du programme massif de soutien à la croissance de la Réserve fédérale américaine, qui a injecté environ 2.750 milliards de dollars (2.070 milliards d'euros) dans les marchés financiers en cinq ans, devrait mettre fin à des mois d'incertitudes.

Malgré les craintes initiales que ce début de ralentissement du rythme des rachats d'actifs de la banque centrale n'ait un impact catastrophique, il semble que les marchés d'actions et d'obligations soient finalement disposés à accueillir la décision de la Fed avec calme, pourvu qu'elle ne crée pas la surprise par l'ampleur de la réduction ou tout une autre mesure.

Le Fed a laissé entendre qu'elle limiterait ses rachats d'obligations, actuellement à 85 milliards de dollars par mois, dès sa réunion de deux jours qui se termine mercredi. Le rythme du ralentissement et les déclarations du président de la Fed, Ben Bernanke, seront au centre de l'attention, mais la communication régulière faite à ce sujet depuis quelques mois laisse penser qu'il n'y aura pas de carnage sur les marchés.

Les investisseurs ont déjà largement pris en compte le message de la Fed. Les rendements des obligations du Trésor oscillent près de leurs plus hauts de deux ans et les actions sont retombées par rapport à leurs pics atteints début août.

"La Fed a déjà réussi le ralentissement (de son programme de rachats d'actifs) sans l'avoir effectivement acté", souligne Daniel Heckman, stratège sur le marché obligataire chez U.S. Bank Wealth Management à Kansas City dans le Missouri.

Les indices clé de volatilité et de positionnement sur les marchés à terme prouvent que l'inquiétude est limitée. L'indice de volatilité du CBOE, indice de la peur à Wall Street, était autour de 14 vendredi, reflétant une situation calme.

La Fed a fait savoir qu'elle engagerait un démantèlement progressif de son programme massif d'injections de liquidités si l'économie se redressait et si le taux de chômage baissait.

Si, a contrario, elle repoussait une telle décision, cela pourrait déclencher la crainte que la croissance économique américaine ne soit trop faible sans soutien de la Fed.

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La décision attendue cette semaine concernant le ralentissement du programme massif de soutien à la croissance de la Réserve fédérale américaine, qui a injecté environ 2.750 milliards de dollars (2.070 milliards d'euros) dans les marchés financiers en cinq ans, devrait mettre fin à des mois d'incertitudes. /Photo prise le 5 septembre 2013/REUTERS/Brendan McDermid