Un accord sur Chrysler est encore loin, selon Sergio Marchionne

vendredi 13 septembre 2013 18h41
 

TURIN, Italie (Reuters) - Sergio Marchionne, l'administrateur délégué de Fiat, a déclaré vendredi qu'il ne pensait pas que le groupe automobile italien se rapprochait d'un accord sur le rachat du solde du capital de Chrysler.

Sergio Marchionne dirige déjà Fiat et Chrysler mais une prise de contrôle totale par l'italien, qui détient 58,5% du constructeur américain, rendrait le groupe plus fort face à la concurrence de General Motors ou Toyota.

A la question de savoir si Fiat s'était rapproché d'un accord avec le fonds d'assurance santé Veba (Voluntary Employees Beneficiary Association), actionnaire minoritaire de Chrysler, il a répondu: "Je ne crois pas."

Veba peut vendre la totalité de sa participation ou bien -s'il pense pouvoir obtenir un meilleur prix - en céder une fraction dans le cadre d'une introduction en Bourse.

La décision inattendue du patron de Fiat de ne pas assister au Salon automobile de Francfort a dopé le titre du groupe turinois cette semaine, alimentant les espoirs qu'un accord pour Chrysler était sur le point d'être signé entre Fiat et Veba.

Ce n'est pas le cas, a-t-il dit à quelques journalistes, évoquant "du travail à faire" pour justifier son absence.

L'action Fiat cédait 2,32% à 6,09 euros en Bourse de Milan vendredi après ces déclarations. Elle avait progressé de 7,4% au cours des quatre premières séances de la semaine.

Pendant ce temps, les négociations se poursuivent, a assuré Sergio Marchionne.

Selon des sources proches du dossier, Veba cherche à obtenir le meilleur prix, soit plus de cinq milliards de dollars (3,77 milliards d'euros), selon les termes de l'accord de mise en faillite de Chrysler 2009.   Suite...

 
Sergio Marchionne, l'administrateur délégué de Fiat, a déclaré vendredi qu'il ne pensait pas que le groupe automobile italien se rapprochait d'un accord sur le rachat du solde du capital de Chrysler. /Photo d'archives/REUTERS/Denis Balibouse