Baisse de 1,6% du marché de la mode féminine au 1er semestre

jeudi 12 septembre 2013 15h57
 

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - Plombé par un environnement morose, le marché français du prêt-à-porter féminin a reculé de 1,6% au premier semestre, mais une légère amélioration de la conjoncture pourrait lui permettre de finir l'année sur une baisse plus limitée, selon la fédération française du prêt-à-porter féminin.

Très sensibles à la conjoncture, les ventes d'articles de mode féminine restent impactées par la progression du chômage et l'alourdissement de la fiscalité des ménages.

"L'environnement économique reste difficile mais il y a eu un léger mieux au niveau de la consommation des ménages et le marché de la femme résiste mieux que les autres segments de l'habillement", a déclaré jeudi François-Marie Grau, secrétaire général de la fédération.

La baisse des ventes a atteint 5,9% en volume et les achats à prix barrés ont compté pour près de la moitié (45%) des ventes de vêtements féminins, contre 40% un an plus tôt.

"La crise a modifié les comportements d'achats", a résumé le responsable de la fédération professionnelle, qui compte notamment parmi ses membres les marques Zadig & Voltaire, René Derhy, Zapa, Bérénice ou Gérard Darel.

Malgré la hausse de la pression fiscale, le marché de la mode féminine pourrait, selon lui, limiter sa baisse à 1% cette année, après un décrochage de 2,8% en 2012, si la meilleure tenue de la consommation se confirmait dans la deuxième partie de l'année.

La consommation s'est redressée à +0,3% au deuxième trimestre en France, selon l'Insee, qui anticipe une quasi-stabilité de l'évolution du PIB (+0,1%) sur l'ensemble de 2013.

La mode féminine résiste cependant mieux que le marché masculin, qui décroche de 2,8% au premier semestre et celui de l'enfant qui chute de 3,6%.   Suite...

 
Plombé par un environnement morose, le marché français du prêt-à-porter féminin a reculé de 1,6% au premier semestre, mais une légère amélioration de la conjoncture pourrait lui permettre de finir l'année sur une baisse plus limitée. /Photo d'archives/REUTERS/Arnd Wiegmann