September 12, 2013 / 11:50 AM / 4 years ago

Les Bourses européennes en baisse à la mi-séance

4 MINUTES DE LECTURE

Les Bourses européennes perdent un peu de terrain jeudi à mi-séance et le dollar a touché un plus bas de deux semaines face à un panier de devises, dans des marchés déstabilisés par les incertitudes concernant l'ampleur du ralentissement du programme de rachats d'actifs de la Réserve fédérale américaine. À Paris, l'indice CAC 40 reculait de 0,41% vers 11h00 GMT. À Francfort, le Dax cédait 0,14% et à Londres, le FTSE abandonnait 0,09%. L'indice paneuropéen EuroStoxx 50 perdait 0,26%. /Photo prise le 12 septembre 2013/Remote

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes perdent un peu de terrain jeudi à mi-séance et le dollar a touché un plus bas de deux semaines face à un panier de devises, dans des marchés déstabilisés par les incertitudes concernant l'ampleur du ralentissement du programme de rachats d'actifs de la Réserve fédérale américaine.

Alors que le reflux des craintes d'une intervention militaire imminente en Syrie soutient la cote, les intervenants redoutent qu'un éventuel changement d'orientation de la Fed ne déclenche une nouvelle phase de volatilité sur les marchés.

À Paris, l'indice CAC 40 reculait de 0,41% à 4.102,15 points vers 11h00 GMT. À Francfort, le Dax cédait 0,14% et à Londres, le FTSE abandonnait 0,09%. L'indice paneuropéen EuroStoxx 50 perdait 0,26%.

Les futures sur indices signalent une ouverture de Wall Street stable ou en très léger recul.

"La Fed devrait bien annoncer un ralentissement de son programme la semaine prochaine ou en octobre, mais on ne peut plus être certain qu'elle suivra la trajectoire anticipée", dit Ned Rumpeltin, chez Standard Chartered Bank.

La publication vendredi dernier d'un nombre de créations d'emplois inférieur aux attentes du marché, ainsi que des indicateurs immobiliers décevants, ont amené les intervenants à revoir en légère baisse leurs prévisions en matière de limitation du programme de rachats d'actifs de la Fed.

Selon une récente enquête menée par Reuters auprès de 69 économistes, la Fed devrait se contenter d'annoncer, à l'issue de sa réunion des 17 et 18 septembre, une baisse d'environ 10 milliards de dollars, alors que la précédente estimation médiane était de 15 milliards.

Autre motif de préoccupation pour les investisseurs européens: la production industrielle est ressortie en baisse de 1,5% en juillet en zone euro par rapport au mois précédent, alors que les économistes prévoyaient une très légère hausse, de 0,1%.

"La baisse significative de la production industrielle (...) rappelle que la conjoncture européenne reste particulièrement fragile en cette fin d'été (...) même si certains indicateurs avancés se sont retournés favorablement, il serait illusoire de croire en une réelle reprise économique dans la dernière partie de 2013", estime Arnaud Poutier, directeur général adjoint d'IG.

La faiblesse du dollar a poussé l'euro autour de 1,33 dollar, après son recul de la semaine dernière lié à la Banque centrale européenne (BCE) de maintenir sa politique accommodante malgré une meilleure conjoncture.

Sur le marché obligataire, le Trésor italien a émis pour 5,5 milliards d'euros d'obligations à moyen et long termes à des rendements en hausse par rapport aux précédentes opérations comparables, conséquence du regain de tension au sein de la coalition gouvernementale.

Aux valeurs, Vivendi gagne 2,7% au lendemain de l'annonce d'un projet de scission de ses activités en deux sociétés distinctes pour finaliser son recentrage sur les médias et de la nomination de Vincent Bolloré à la vice-présidence du conseil du surveillance. Le groupe Bolloré s'adjuge 5,4%.

Le secteur technologique (+0,76%) signe la plus forte hausse sectorielle en Europe, soutenu par une note de Goldman Sachs dans laquelle le broker se montre optimiste pour le secteur et privilégie les valeurs présentant un profil de croissance et de rendement attrayants. A Paris, STMicroelectronics (+5,4%) signe la plus forte hausse du CAC 40.

Juliette Rouillon pour le service français, avec Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Marc Angrand

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below