François Hollande présente sa stratégie de réindustrialisation

jeudi 12 septembre 2013 15h57
 

par Julien Ponthus

PARIS (Reuters) - François Hollande a lancé jeudi un vaste plan de réindustrialisation de la France grâce au développement sur dix ans de 34 filières prioritaires où l'Etat stratège entend laisser la part du lion à l'initiative privée.

De l'avion électrique au TGV du futur en passant par des voitures consommant moins de deux litres aux 100 km, le chef de l'Etat a décrété un "branle-bas de combat national" pour recréer les 750.000 emplois industriels perdus ces dix dernières années.

Il vise notamment à accélérer la transition énergétique et à faire rattraper aux usines françaises leur retard sur leurs concurrentes européennes dans le domaine de la robotique, une technologie jugée essentielle pour maintenir la compétitivité.

Ce plan prévoit ainsi une nouvelle entreprise pilotée par Airbus pour faire voler un avion électrique en 2017 et un partenariat entre Renault et le groupe Bolloré sur la voiture électrique.

Lassé d'endosser le rôle de pompier des usines menacées, l'exécutif veut passer à "l'offensive" en mobilisant les industriels autour de projets innovants, comme les nouvelles générations de dirigeables, sans jouer le rôle de chef de file.

"Il ne s'agit plus de revenir aux grands plans des années soixante ou soixante-dix où l'Etat était à la fois l'inventeur, le prescripteur, le producteur et le client final, ce temps-là est terminé", a déclaré François Hollande lors d'une allocution à l'Elysée, transformé en hall d'exposition de la "nouvelle France industrielle" qu'il appelle de ses voeux.

UNE POLITIQUE "FRANÇAISE ET PRAGMATIQUE"

Entre un robot humanoïde et une plate-forme d'impression en trois dimensions, François Hollande et le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, ont dessiné une politique qui rappelle plus celle du ministère de l'Economie japonais (MITI) que le plan Calcul du général de Gaulle.   Suite...