Alfa Romeo et Chrysler assombrissent les perspectives de Fiat

lundi 9 septembre 2013 16h21
 

par Jennifer Clark

MILAN (Reuters) - Fiat risque de prendre du retard sur ses deux grandes projets stratégiques - la relance de sa marque haut de gamme Alfa Romeo et la montée à 100% dans sa filiale américaine Chrysler - créant le doute sur sa capacité à profiter d'un éventuel rebond de la demande en Europe.

Dans ce contexte, l'absence annoncée de l'administrateur délégué du constructeur automobile italien, Sergio Marchionne, au Salon automobile de Francfort en raison d'"engagements professionnels" contribue à semer le doute dans les esprits. Le président du groupe John Elkann a également annulé son voyage en Allemagne.

Le marché européen de l'automobile a été sévèrement affecté par des années d'austérité budgétaire. Toutefois, quelques signes de reprise, y compris dans le sud de l'Europe, créent l'espoir d'assister enfin à un rebond de la demande l'an prochain.

En réponse à la crise, Fiat a annoncé une série de nouveaux modèles pour sa marque Alfa Romeo dans le but d'accroître sa part sur le segment - plus dynamique et plus rentable - des voitures haut de gamme en Europe, comme en Asie et aux Etats-Unis.

Le groupe cherche également à prendre le contrôle total de sa filiale américaine Chrysler pour s'assurer un accès rapide à ses flux de trésorerie et à sa technologie, nécessaires pour rester dans la course sur un marché mondial très concurrentiel.

Mais selon des sources proches du dossier, les projets de démarrage de la construction des principaux modèles de la nouvelle gamme Alfa Romeo en Italie en 2014 prennent du retard.

De même, le rachat de la participation de 41,5% du fonds Veba dans Chrysler risque d'être repoussé jusqu'en 2015 par des difficultés juridiques.

"Les deux moteurs de cette affaire sont Alfa et la fusion avec Chrysler. Or nous n'avons pas beaucoup de nouvelles sur ces sujets depuis quelques mois", note un gérant de portefeuille.   Suite...

 
Fiat a annoncé une série de nouveaux modèles pour sa marque Alfa Romeo dans le but d'accroître sa part sur le segment des voitures haut de gamme en Europe, comme en Asie et aux Etats-Unis, mais selon des sources proches du dossier, les projets de démarrage de la construction des principaux modèles de la nouvelle gamme en Italie prennent du retard. /Photo prise le 21 août 2013/REUTERS/Arnd Wiegmann