Luttes d'influence pour succéder à Bernanke à la tête de la Fed

vendredi 6 septembre 2013 09h28
 

par Alister Bull et Rachelle Younglai

WASHINGTON (Reuters) - Des groupes d'influence qui ne veulent pas entendre parler de l'ancien secrétaire au Trésor Lawrence Summers comme prochain président de la Réserve fédérale pressent le président Barack Obama de choisir quelqu'un d'autre, arguant du coût politique pour le Parti démocrate d'un tel choix.

Face à eux, d'anciens hauts fonctionnaires de l'administration Obama s'emploient non sans quelque réussite à imposer l'idée que la nomination de Summers est un fait acquis.

Barack Obama, qui doit annoncer son choix dans quelques semaines, a dit que Summers et la vice-présidente de la Fed Janet Yellen constituaient tous deux d'excellents candidats pour succéder à Ben Bernanke, dont le mandat arrive à terme en janvier.

D'après le New York Times et le Washington Post, le président, qui a publiquement défendu Summers et a vanté ses compétences lorsque celui-ci occupait un poste à la Maison blanche, est enclin à le préférer à Yellen.

Selon une source proche de la vice-présidente, celle-ci, qui ne s'est jamais exprimé publiquement sur la question, a l'impression d'être distancée.

Les services de paris en ligne donnent également Summers gagnant mais les partisans de Yellen n'ont aucune envie de se rendre sans combattre.

Les organisations féministes en particulier ne pardonneraient pas à Obama de donner la préséance à un homme qui fut parfois vertement critiqué pour des propos jugés sexistes.

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Des groupes d'influence qui ne veulent pas entendre parler de l'ancien secrétaire au Trésor Lawrence Summers (photo) comme prochain président de la Réserve fédérale pressent le président Barack Obama de choisir quelqu'un d'autre, arguant du coût politique pour le Parti démocrate d'un tel choix. /Photo d'archives/REUTERS/Nicholas Roberts