Ryanair avertit sur ses résultats, le titre plonge

mercredi 4 septembre 2013 16h12
 

par Conor Humphries

(Reuters) - Ryanair, la première compagnie à bas coûts européenne, a averti mercredi que son objectif de résultat net pour l'exercice serait difficile à atteindre du fait de la concurrence qui l'oblige à maintenir des prix bas tandis que les politiques d'austérité en Europe et la dépréciation de la livre affectent la demande.

La compagnie aérienne irlandaise, qui dépassait habituellement le consensus ces dernières années, dit s'attendre désormais à un bénéfice net situé dans le bas de la fourchette précédemment évoquée de 570 à 600 millions d'euros, voire en-deçà si la tendance actuelle se maintient l'hiver prochain.

Si les prix restent bas jusqu'à la clôture de l'exercice en cours en mars 2014, les profits "pourraient même être légèrement inférieurs", a déclaré Michael O'Leary, le directeur général de la compagnie.

A la Bourse de Dublin, l'action Ryanair plongeait de 13,04% à 5,895 euros vers 12h45 GMT, à un plus bas de cinq mois, entraînant dans sa chute l'ensemble du secteur européen.

Bien que plusieurs indicateurs économiques récents aient conforté le scénario d'une sortie de récession de la zone euro, Ryanair a fait état d'un recul sensible des réservations pour les mois à venir. La baisse de la livre sterling a affecté la demande tout en augmentant les coûts opérationnels en Angleterre, où le groupe réalise un quart de ses facturations.

Le directeur financier de la compagnie, Howard Millar, a précisé que la baisse du sterling aurait un impact négatif sur les profits annuels à hauteur de 50 millions d'euros.

PRESSIONS SUR LES PRIX

"Je n'ai aucun doute que le marché sera plus déprimé dans les prochains mois que ce à quoi s'attend l'industrie et nous répondrons à cela en étant les premiers à réagir et étant offensifs sur les prix", a déclaré Michael O'Leary.   Suite...

 
Ryanair a averti mercredi que son objectif de résultat net pour l'exercice serait difficile à atteindre du fait de la concurrence qui l'oblige à maintenir des prix bas tandis que les politiques d'austérité en Europe et la dépréciation de la livre affectent la demande. /Photo d'archives/REUTERS/Albert Gea