Les quatre défis économiques de François Hollande

lundi 2 septembre 2013 19h18
 

par Jean-Baptiste Vey

PARIS (Reuters) - Croissance, emploi, impôts et déficits : François Hollande est face à quatre défis liés mais parfois difficilement conciliables, dont l'issue décidera de sa capacité à enclencher la deuxième phase d'un quinquennat marqué jusqu'alors par l'urgence et la crise.

La croissance économique d'abord, dont la vigueur permettra ou non au président français d'atteindre durablement son objectif de faire baisser le chômage et ceux de réduire les déficits publics et de baisser les impôts et le coût du travail.

La gêne apparue quand il a annoncé vendredi que la prévision de croissance 2014 serait probablement relevée, avant que l'on comprenne qu'elle devrait en fait être abaissée, illustre la difficulté à mesurer l'ampleur du rebond post-récession.

Le chef de l'Etat ne faisait en effet pas référence dans son entretien au quotidien Le Monde à la prévision officielle de croissance du PIB en 2014 (+1,2%) mais à une estimation de travail de +0,8%, a-t-on précisé.

Une fois n'est pas coutume, la dernière surprise sur le front de la croissance a été bonne, avec un rebond nettement supérieur aux anticipations au deuxième trimestre (+0,5%).

Depuis, certains économistes estiment que l'activité pourrait repartir plus vigoureusement que la future nouvelle prévision de croissance du gouvernement, qui sera annoncée dans les prochaines semaines et devrait tourner autour de 1%.

Le cabinet d'analyse économique Asterès voit par exemple un potentiel de bonne surprise - son fondateur Nicolas Bouzou disant percevoir "pour une fois (un) aléa haussier tout à fait possible" - et prévoit +1,2%. D'autres évoquent la possibilité d'un "effet cocktail" grâce auquel la vitesse de retournement de l'économie française pourrait surprendre.

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Croissance, emploi, impôts et déficits : François Hollande est face à quatre défis liés mais parfois difficilement conciliables, dont l'issue décidera de sa capacité à enclencher la deuxième phase d'un quinquennat marqué jusqu'alors par l'urgence et la crise. Photo d'archives/REUTERS