Wall Street en hausse avec le PIB, prudence sur la Syrie

jeudi 29 août 2013 22h29
 

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a fini en hausse jeudi pour une deuxième séance consécutive, favorisée par la nette accélération de la croissance aux Etats-Unis au deuxième trimestre et par la perspective d'une grosse opération entre Vodafone et Verizon dans les télécoms.

Le report apparent des frappes internationales contre Damas a aussi soutenu la tendance même si les incertitudes sur la crise syrienne ont limité la progression les indices.

Le Dow Jones des 30 industrielles a gagné 16,44 points, soit 0,11%, à 14.840,95 points, loin d'un plus haut du jour de 14.916 points. Le Standard & Poor's 500 a pris 0,20% à 1.638,17 points, revenant juste sous le niveau technique des 1.638,98 points -correspondant à sa moyenne mobile des 100 derniers jours- qu'il avait franchi en séance.

Le Nasdaq Composite a avancé plus franchement de 26,95 points (0,75%) à 3.620,30 points.

Le département du Commerce a revu en forte hausse son estimation de la croissance au deuxième trimestre, à 2,5% en rythme annuel au lieu de 1,7% annoncé il y a un mois, un chiffre meilleur que prévu qui marque une nette accélération après la hausse de 1,1% du PIB sur les trois premiers mois de l'année.

Avec la dernière enquête ADP laissant entrevoir de solides créations d'emplois en août -la statistique sera publiée le 6 septembre- ces données jettent pour le reste de l'année de solides fondations qui pourraient amener la Réserve fédérale à ralentir ses mesures de soutien à l'activité.

Les statistiques "confirment la reprise, ce qui est bon pour les actifs à risques et pour la croissance future", déclare Joe Tanious, stratège chez J.P. Morgan Funds à New York. "Et la réaction positive du marché montre que les investisseurs sont plus à l'aise avec l'idée d'un début de retrait des injections de liquidités de la Fed."

Les investisseurs sont par ailleurs restés attentifs aux derniers développements de la crise syrienne alors que les cinq membres du Conseil de sécurité des Nations unies se réunissaient de nouveau pour discuter de l'attaque présumée au gaz toxique du 21 août dans la banlieue de Damas.

Après une première réunion infructueuse mercredi, les puissances occidentales ont semblé temporiser, le président Obama disant n'avoir pris "aucune décision" tandis que Londres et Paris ne pressaient plus en faveur d'une action rapide.   Suite...

 
LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS