Une croissance défaillante ne laissera aucun répit à la roupie

jeudi 29 août 2013 17h57
 

par Rajesh Kumar Singh

NEW DELHI (Reuters) - Une accélération de la chute de la roupie indienne, déjà spectaculaire depuis le début du mois, n'est pas exclue si l'économie du pays devait confirmer ses faiblesses avec la publication des données sur le produit intérieur brut (PIB) pour la période d'avril à juin.

Le rythme de la croissance économique a été réduit de moitié en deux ans pour tomber à 5% l'an, au plus bas des dix dernières années, au terme de l'exercice fiscal clôturé en mars.

Les 36 économistes interrogés par Reuters s'attendent en moyenne à une croissance du PIB de 4,7% en rythme annuel sur les trois mois à fin juin, dont les chiffres officiels seront publiés vendredi à 12h00 GMT.

"L'économie semble entrer dans un cercle vicieux où la confiance des mieux d'affaires s'effondre sous l'effet de la rapide dépréciation de la roupie, de la hausse des coûts de l'énergie, du très net durcissement des conditions financières et de la confusion politique", prévient BNP Paribas dans une note de recherche publiée mercredi.

Aucune amélioration à court terme ne semble en vue pour une économie indienne minée par le manque d'investissement.

Les économistes de BNP Paribas s'attendent à une croissance de 3,7% pour l'exercice fiscal en cours, au plus bas depuis 1991/1992.

Le Premier ministre Manmohan Singh, à la tête d'un gouvernement sans majorité parlementaire, n'a pas les coudées franches pour lancer un ambitieux programme de réformes à huit mois d'une échéance électorale.

Raghuram Rajan, l'ex économiste en chef du Fonds monétaire international aux compétences très largement reconnues et qui doit prendre la tête de la banque centrale jeudi prochain, n'aura guère de marges de manoeuvre non plus.   Suite...

 
Selon les économistes interrogés par Reuters, une accélération de la chute de la roupie indienne, déjà spectaculaire depuis le début du mois, n'est pas exclue si l'économie du pays devait confirmer vendredi ses faiblesses avec la publication des données sur le produit intérieur brut pour la période d'avril à juin. /Photo prise le 5 août 2013/REUTERS/Danish Siddiqui