Wall Street au gré des indicateurs en attendant la Fed

dimanche 25 août 2013 17h20
 

par Ryan Vlastelica

NEW YORK (Reuters) - Wall Street vient d'enregistrer sa plus mauvaise performance en trois semaines depuis novembre et rien ne dit que la situation va s'améliorer à brève échéance, faute d'éléments de réponse clairs à la question qui obnubile les investisseurs: quand la Réserve fédérale commencera-t-elle à réduire ses achats d'obligations ?

L'incertitude, conjuguée à une baisse probable des volumes à l'approche du long week-end du Labor Day (le lundi 2 septembre sera férié aux Etats-Unis), pourrait favoriser la volatilité au cours des prochains jours.

"Nous sommes prudents pour les prochaines semaines, donc nous prenons nos bénéfices", a dit Michael Mullaney, responsable des investissements de Fiduciary Trust. "Nous ne sommes pas au bord de la récession mais les motifs d'enthousiasme manquent pour les investisseurs et on peut s'attendre à une augmentation de la volatilité."

Très attendu, le compte-rendu de la dernière réunion de la Fed, mercredi, n'a apporté aucun élément nouveau susceptible d'aider les investisseurs à déterminer quand la banque centrale commencera à réduire ses achats d'obligations sur les marchés, dressant au contraire un tableau mitigé des positions exprimées lors des débats.

La persistance de cette incertitude a contribué à favoriser la volatilité, dont l'indice du CBOE, baromètre de l'anxiété des investisseurs, a gagné 16,7% sur les trois dernières semaines.

La Fed, qui réunira les 17 et 18 septembre son comité de politique monétaire, a expliqué que ses décisions dépendraient de l'évolution de la conjoncture américaine, ce qui rend les marchés plus attentifs encore qu'à l'accoutumée aux indicateurs économiques.

Au cours de la semaine à venir, les investisseurs décortiqueront donc entre autres les chiffres des commandes de biens durables (lundi), ceux des prix immobiliers (mardi) et des promesses de vente (mercredi), en attendant la deuxième estimation du produit intérieur brut (PIB) du deuxième trimestre (jeudi).

UNE CROISSANCE FORTE PEUT ÊTRE MAL INTERPRÉTÉE   Suite...

 
Wall Street vient d'enregistrer sa plus mauvaise performance en trois semaines depuis novembre et rien ne dit que la situation va s'améliorer à brève échéance, faute d'éléments de réponse clairs à la question qui obnubile les investisseurs: quand la Réserve fédérale commencera-t-elle à réduire ses achats d'obligations ? /Photo d'archives/REUTERS/Chip East