Baisse du bénéfice d'ABN Amro en raison de créances douteuses

vendredi 23 août 2013 09h33
 

AMSTERDAM (Reuters) - ABN Amro , la banque néerlandaise qui a dû être nationalisée en pleine crise financière, a fait état d'un bénéfice net du deuxième trimestre en baisse de 3% par rapport au premier, à 402 millions d'euros, sous le coup d'une hausse des dépréciations sur prêts.

Le directeur général de l'établissement Gerrit Zalm précise dans un communiqué que, sur l'ensemble de 2013, ces dépréciations seront supérieures à celles de 2012 en raison de la conjoncture déprimée aux Pays-Bas.

Si la zone euro est sortie de la récession au deuxième trimestre, ce n'est pas le cas des Pays-Bas, la cinquième économie de la région ayant vu son produit intérieur brut (PIB) reculer de 0,2% sur la période.

"Nous sommes surtout exposés à l'économie néerlandaise et donc à l'actuelle contraction du pays, ce qui a conduit une vive hausse des dépréciations sur prêts", note Gerrit Zalm.

"Les petites et moyennes entreprises centrées sur le marché domestique ont été particulièrement touchées par le repli de la consommation des ménages."

Jeudi, Rabobank, deuxième groupe financier des Pays-Bas, avait annoncé un recul de 14% de son bénéfice net sur le premier semestre, imputant, comme ABN Amro, ce repli à une hausse des créances douteuses.

Le ministre des Finances néerlandais Jeroen Dijsselbloem doit présenter dans les semaines à venir ses propositions en matière de privatisation d'ABN Amro, une opération qui apaisera quelque peu les tensions pesant sur les finances de l'Etat.

Chantres de l'austérité, les Pays-Bas éprouvent des difficultés à faire rentrer leur déficit budgétaire dans les limites imposées par l'Union européenne en raison de l'actuelle récession subie par le pays.

Gerrit Zalm avait dit en juin qu'ABN Amro était prêt pour une introduction en Bourse.   Suite...

 
ABN Amro, la banque néerlandaise qui a dû être nationalisée en pleine crise financière, a fait état d'un bénéfice net du deuxième trimestre en baisse de 3% par rapport au premier, à 402 millions d'euros, sous le coup d'une hausse des dépréciations sur prêts. /Photo d'archives/REUTERS/Koen van Weel