Berlin et la BCE calment le jeu sur un 3ème plan d'aide en Grèce

mercredi 21 août 2013 18h51
 

par Harry Papachristou

ATHÈNES (Reuters) - Joignant sa voix à celle de l'Allemagne, la Banque centrale européenne (BCE) s'est efforcée mercredi de calmer les spéculations sur l'éventualité d'un troisième plan d'aide à la Grèce, tout en réaffirmant qu'Athènes pourrait compter sur le soutien de la zone euro tant qu'elle respecterait ses engagements.

S'exprimant dans la capitale grecque au lendemain des déclarations du ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble, sur un possible troisième plan d'aide, Jörg Asmussen, membre du directoire de la BCE, a déclaré que cette question n'avait pas été évoquée dans ses discussions avec les responsables politiques grecs.

Il a préféré mettre l'accent sur la promesse faite l'année dernière par la zone euro de soutenir la Grèce jusqu'à ce qu'elle puisse retourner sur les marchés pour se financer, à condition qu'elle respecte les obligations contenues dans les programmes d'aide et qu'elle dégage un excédent budgétaire primaire (hors services de la dette).

"C'est une décision qui a été prise en novembre dernier, c'est de notoriété publique et il n'y a rien de neuf et rien à ajouter", a dit Jörg Asmussen.

"Nous ne saurons pas avant le printemps prochain si le pays a dégagé un excédent primaire sur une base annuelle."

Le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, avait déclaré plus tôt que l'éventualité d'un troisième plan n'était pas exclue, tout en disant qu'il existait d'autres options.

"La soutenabilité de la dette peut, par exemple, être renforcée par l'allongement de la durée des prêts", a-t-il précisé dans un entretien publié par le journal finlandais Helsingin Sanomat.

En pleine campagne pour les élections du 22 septembre en Allemagne, Wolfgang Schäuble a pour la première fois publiquement déclaré mardi que la Grèce aurait besoin d'un troisième plan d'aide, en plus de 240 milliards d'euros prévu dans les deux programmes couvrant la période 2010-2014.   Suite...

 
Jörg Asmussen, membre du directoire de la BCE, à Athènes. Joignant sa voix à celle de l'Allemagne, la BCE s'est efforcée mercredi de calmer les spéculations sur l'éventualité d'un troisième plan d'aide à la Grèce, tout en réaffirmant qu'Athènes pourrait compter sur le soutien de la zone euro tant qu'elle respecterait ses engagements. /Photo prise le 21 août 2013/REUTERS/John Kolesidis