EADS toujours en lice dans l'appel d'offre en Corée du Sud

lundi 19 août 2013 14h55
 

PARIS/SEOUL (Reuters) - EADS a déclaré lundi être toujours en lice dans l'appel d'offres pour l'achat de 60 avions de combat par la Corée du Sud, un contrat estimé à 8.300 milliards de wons (5,6 milliards d'euros).

La presse sud-coréenne rapportait dimanche qu'EADS, actionnaire principal du consortium Eurofighter, avait été éliminé faute d'avoir répondu à certains critères.

"Ce sont des rumeurs médiatiques coréennes que nous ne pouvons pas confirmer (...) Nous sommes toujours engagés dans le processus d'appel d'offres", a-t-on déclaré lundi chez EADS, en ajoutant avoir présenté "une offre très attractive et non conventionnelle".

Les autres candidats en lice pour ce contrat en Corée du Sud sont Lockheed-Martin et Boeing.

Des sources proches du dossier ont indiqué lundi que seul Boeing avait formulé une offre inférieure au prix plafond fixé par Séoul, ce qui semblerait un avantage certain en vue de remporter le contrat.

L'organisme sud-coréen chargé des marchés publics de la défense (DAPA) avait déclaré vendredi qu'au moins une offre, sans préciser laquelle, respectait les conditions budgétaires.

EADS fait partie du consortium Eurofighter aux côtés du britannique BAE Systems et de l'italien Finmeccanica.

Un responsable du gouvernement sud-coréen avait déclaré vendredi que Séoul devrait sélectionner vers la mi-septembre le constructeur qui lui fournirait ces 60 appareils dans le cadre du plus important projet d'importation d'équipements militaires de l'histoire de la Corée du Sud.

Les 60 avions remplaceront en partie quelque 150 F-4 et F-5 vieillissants que Séoul veut retirer du service à partir de 2015.   Suite...

 
Le président exécutif d'EADS, Tom Enders. Contrairement à ce que rapportait dimanche la presse sud-coréenne, le groupe a assuré lundi être toujours en lice dans l'appel d'offres pour l'achat de 60 avions de combat par la Corée du Sud, un contrat estimé à 8.300 milliards de wons (5,6 milliards d'euros). /Photo d'archives/REUTERS/Fabrizio Bensch