Wall Street finit en forte baisse avec Wal-Mart et Cisco

jeudi 15 août 2013 22h50
 

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a fini en nette baisse jeudi, sous le coup de résultats décevants de Wal-Mart et de Cisco Systems et en réaction aux indicateurs économiques du jour qui plaident en faveur d'un début rapide du dénouement du programme d'assouplissement quantitatif de la Réserve fédérale.

L'indice Dow Jones des 30 industrielles a lâché 225,47 points ou 1,47% à 15.112,19 points et le S&P-500, plus large, a régressé de 24,07 points (1,43%) à 1.661,32 points, ce qui porte son recul à 1,8% depuis le début de la semaine.

Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 63,16 points, soit 1,72%, à 3.606,12 points.

La Bourse de New York subit ainsi sa plus forte baisse depuis le 20 juin mais les intervenants se refusent pour autant à parler de panique même si les volumes sont remontés par rapport aux jours précédents.

"C'est une baisse importante mais on ne peut pas parler d'un mouvement de panique compte tenu de l'avance qu'on avait prise cette année", déclare J.J. Kinahan, stratège chez TD Ameritrade à Chicago, en notant que l'indice CBOE de la volatilité -baromètre de la peur à Wall Street- a certes bondi de près de 13% mais en restant sous le seuil important des 15 points.

L'indice s'inscrivait à 14,73 à la clôture, au plus haut depuis le 8 juillet.

En plus des annonces décevantes de Wal-Mart et Cisco, la batterie de statistiques américaines publiées en début de journée, avec un plus bas de près de six ans des inscriptions hebdomadaires et la hausse la plus marquée de l'inflation depuis février, a renforcé les craintes d'un dénouement imminent des mesures de soutien de la Réserve fédérale à l'économie.

Les rachats d'obligations et de titres hypothécaires de la Fed, au rythme de 85 milliards de dollars par mois, ont maintenu les taux d'intérêt bas et renforcé ainsi l'attractivité des marchés boursiers, mais les économistes s'attendent maintenant à ce que la banque centrale commence à lever le pied dès le mois de septembre.

Dans cette perspective, les rendements des obligations américaines ont atteint jeudi des plus hauts de deux ans, prenant les investisseurs de court.   Suite...

 
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