Les entreprises françaises sur la voie du redressement

mercredi 7 août 2013 17h28
 

par Alexandre Boksenbaum-Granier

PARIS (Reuters) - L'optimisme est de mise chez les investisseurs pour l'avenir des plus grandes entreprises françaises, leurs publications semestrielles et surtout le discours de leurs dirigeants suggérant qu'elles sont à un tournant après quatre ans et demi de crise.

En France, où un peu plus des trois quarts (32) des sociétés du CAC 40 ont publié leurs résultats semestriels, 52% d'entre elles ont fait état de chiffres supérieures aux attentes des analystes malgré un recul de près de 20% en moyenne pour les principales sociétés cotées à la Bourse de Paris au premier semestre, montrent des calculs effectués par Reuters.

De même au niveau européen, la part des entreprises ayant dégagé un résultat meilleur qu'attendu atteint 53% sur la base d'un tiers de sociétés du Stoxx 600 ayant publié, montrent des données compilées par Deutsche Bank, contre une moyenne de 57% depuis 2007.

"C'est une saison qui est plutôt bonne, avec une amélioration par rapport à la précédente, même si elle n'a rien d'exceptionnel. Ce qui est nouveau, c'est l'amélioration dans les perspectives qui sont plus optimistes", observe Benoît Peloille, stratégiste actions chez Natixis.

"UNE ANNÉE DE TRANSITION"

"Les discours sur les perspectives sont intéressants car ils confirment les premiers signes de stabilisation économique de la zone euro (...) 2013 est donc une année de transition et c'est plutôt l'année prochaine sur laquelle on se focalise désormais", relève-t-il, jugeant cependant encore trop élevées les attentes des analystes pour 2014.

Principaux enseignements du premier bilan tiré par les analystes pour cette saison des résultats, l'activité réalisée en Amérique du Nord est restée solide, comme en attestent les chiffres de Publicis, et surtout l'Europe montre des signes de redressement encourageants pour l'avenir.

"Trois secteurs ont fait état de bonnes publications : le secteur financier, l'automobile et les médias. C'est un signe encourageant pour l'économie européenne", estime Joffrey Ouafqa, analyste-gérant chez Convictions AM.   Suite...