August 6, 2013 / 10:29 AM / 4 years ago

En Italie, la récession continue mais s'atténue

4 MINUTES DE LECTURE

LA CROISSANCE ITALIENNE

par Gavin Jones

ROME (Reuters) - L'économie italienne s'est contractée moins qu'attendu au deuxième trimestre, une bonne surprise qui confirme que le pire semble désormais passé même si le pays reste plongé dans sa plus longue période de récession depuis la Seconde Guerre mondiale.

Le produit intérieur brut (PIB) italien a reculé de 0,2% sur la période avril-juin, son huitième trimestre consécutif de baisse, après une contraction de 0,6% sur janvier-mars, montre la première estimation publiée mardi par l'institut national des statistiques Istat. En rythme annuel, la baisse du PIB atteint 2,0%.

Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une baisse de 0,4% du PIB d'un trimestre sur l'autre et de 2,2% par rapport au deuxième trimestre de l'an dernier.

Les indicateurs avancés publiés ces dernières semaines suggèrent que la contraction de l'activité continue de s'atténuer et de nombreux analystes prédisent un retour à une croissance très modeste au quatrième trimestre, voire dès le troisième. Une telle inversion de tendance correspondrait à celle qui se dessine peu à peu dans l'ensemble de la zone euro.

Les premiers chiffres du PIB en Allemagne, en France et dans l'ensemble de la zone euro sont attendus le 14 août.

La situation de l'Italie reste toutefois pénalisée par les turbulences de sa vie politique, après la condamnation définitive la semaine dernière de l'ancien président du Conseil Silvio Berlusconi à une peine de prison pour fraude fiscale, une décision qui menace la cohésion de la coalition au pouvoir.

Risque Politique

Le chef du gouvernement, Enrico Letta, a rappelé lundi l'ensemble des partis de la coalition à leurs responsabilités. La veille, Silvio Berlusconi dans un discours prononcé devant plusieurs milliers de ses partisans réunis à Rome, avait déclaré que "le gouvernement devait durer pour approuver les réformes économiques".

Enrico Letta, entré en fonctions en avril après avoir pris la tête d'une large coalition droite-gauche, s'efforce depuis de stimuler l'activité économique tout en maîtrisant les finances publiques italiennes, plombées par une dette qui dépasse 130% du PIB.

Début juillet, l'agence Standard & Poor's avait abaissé la note souveraine italienne en soulignant la dégradation des perspectives économiques.

Sur l'ensemble de cette année, le PIB italien devrait diminuer d'environ 1,8% après une contraction de 2,4% en 2012.

La première estimation du produit intérieur brut ne détaille pas l'évolution des différentes composantes de celui-ci et l'Istat précise seulement que l'activité a baissé dans les trois grands secteurs d'activité : industrie, services et agriculture.

Il ajoute que l'acquis de croissance à la fin du deuxième trimestre était de -1,7%, ce qui signifie que le PIB italien afficherait une baisse de 1,7% sur l'ensemble de 2013 si l'activité restait stable sur les deux derniers trimestres.

L'institut avait auparavant fait état d'une hausse de 0,3% de la production industrielle en juin, sa deuxième progression mensuelle consécutive, un chiffre qui conforte le scénario d'une stabilisation progressive de la conjoncture.

Marc Angrand pour le service français, édité par Véronique Tison

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