En Italie, la récession continue mais s'atténue

mardi 6 août 2013 12h33
 

par Gavin Jones

ROME (Reuters) - L'économie italienne s'est contractée moins qu'attendu au deuxième trimestre, une bonne surprise qui confirme que le pire semble désormais passé même si le pays reste plongé dans sa plus longue période de récession depuis la Seconde Guerre mondiale.

Le produit intérieur brut (PIB) italien a reculé de 0,2% sur la période avril-juin, son huitième trimestre consécutif de baisse, après une contraction de 0,6% sur janvier-mars, montre la première estimation publiée mardi par l'institut national des statistiques Istat. En rythme annuel, la baisse du PIB atteint 2,0%.

Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une baisse de 0,4% du PIB d'un trimestre sur l'autre et de 2,2% par rapport au deuxième trimestre de l'an dernier.

Les indicateurs avancés publiés ces dernières semaines suggèrent que la contraction de l'activité continue de s'atténuer et de nombreux analystes prédisent un retour à une croissance très modeste au quatrième trimestre, voire dès le troisième. Une telle inversion de tendance correspondrait à celle qui se dessine peu à peu dans l'ensemble de la zone euro.

Les premiers chiffres du PIB en Allemagne, en France et dans l'ensemble de la zone euro sont attendus le 14 août.

La situation de l'Italie reste toutefois pénalisée par les turbulences de sa vie politique, après la condamnation définitive la semaine dernière de l'ancien président du Conseil Silvio Berlusconi à une peine de prison pour fraude fiscale, une décision qui menace la cohésion de la coalition au pouvoir.

RISQUE POLITIQUE

Le chef du gouvernement, Enrico Letta, a rappelé lundi l'ensemble des partis de la coalition à leurs responsabilités. La veille, Silvio Berlusconi dans un discours prononcé devant plusieurs milliers de ses partisans réunis à Rome, avait déclaré que "le gouvernement devait durer pour approuver les réformes économiques".   Suite...

 
LA CROISSANCE ITALIENNE