La BCE confirme des taux bas sur une "période prolongée"

jeudi 1 août 2013 17h17
 

par Eva Taylor et Sakari Suoninen

FRANCFORT (Reuters) - La Banque centrale européenne (BCE) a laissé jeudi son principal taux directeur inchangé à son plus bas niveau de 0,5% et indiqué clairement qu'elle l'y maintiendrait pendant une période prolongée, sans exclure même de l'abaisser si nécessaire.

Même s'il n'a pas voulu s'engager sur un horizon précis pour une modification de ce taux, son président, Mario Draghi, a laissé entendre qu'aucune hausse n'était envisageable avant au moins plusieurs mois.

"Notre position de politique monétaire (...) apporte un soutien à une reprise progressive de l'activité économique pour le reste de l'année et en 2014", a-t-il dit au cours d'une conférence ce presse.

"Le conseil des gouverneurs confirme qu'il s'attend à ce que les taux directeurs de la BCE restent à leurs niveaux actuels, voire plus bas, pour une période prolongée", a-t-il ajouté en réitérant ainsi la position, inédite jusqu'alors, exprimée le mois dernier par l'institution de Francfort.

Mario Draghi a ajouté que ces "indications sur la trajectoire future" de sa politique avaient été approuvées à l'unanimité des 23 membres du conseil.

À la question de savoir si une baisse de taux avait été évoquée lors de la réunion de jeudi, il a répondu que seule ces indications avaient été débattues.

Le maintien de taux inchangés par la BCE était anticipé au vu des derniers indicateurs économiques laissant entrevoir une sortie de récession de la zone euro à partir du deuxième semestre, avec une reprise très progressive.

Mais sa politique accommodante est aujourd'hui contrariée par les réactions des marchés financiers, sous forme de hausse de taux, à l'intention exprimée par la Réserve fédérale de diminuer d'ici la fin de l'année son soutien massif à une économie américaine en pleine reprise.   Suite...

 
Le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi. La BCE a maintenu jeudi son principal taux directeur à 0,5%, les indicateurs les plus récents alimentant les espoirs de reprise. /Photo prise le 1er août 2013/REUTERS/Ralph Orlowski