BAE voit l'accord saoudien conclu définitivement au 2e semestre

jeudi 1 août 2013 12h40
 

par Brenda Goh

LONDRES (Reuters) - BAE Systems pense qu'un important et très retardé contrat d'avions de combat avec l'Arabie saoudite sera conclu définitivement au second semestre, moyennant quoi il a pu jeudi projeter une croissance de plus de 10% de son bénéfice annuel.

BAE, membre avec Airbus et Finmeccanica du consortium Eurofighter Typhoon, et Ryad négocient encore le prix de ce contrat de 72 jets signé une première fois en 2007.

Le contrat dit Salam passait précédemment pour représenter une valeur de l'ordre de 4,5 milliards de livres (5,2 milliards d'euros).

"Pour ce qui concerne Salam, nous pensons vraiment que nous conclurons définitivement au second semestre", a dit à la presse le directeur général Ian King, ajoutant que les deux parties devaient finaliser le prix d'une première série d'appareils avant de discuter de toute autre commande.

Ian King a dit que le royaume pourrait commander 48 à 72 avions de plus. Le groupe de défense britannique a continué de développer son activité saoudienne pendant que les discussions se poursuivaient et a signé en juin un contrat de service de 1,8 milliard de livres lié au programme Salam.

L'international a pris une place prépondérante chez BAE Systems qui a fait des exportations et des marchés ciblés tel que la cybersécurité sa priorité dans la mesure où l'armée est mise à la diète aux Etats-Unis et en Europe.

Il juge que le contexte restera difficile aux USA mais qu'il pourra l'endurer et que la situation restera stable en Grande-Bretagne. Les commandes à l'international et en Grande-Bretagne compensent pour partie une demande médiocre outre-Atlantique, a-t-il dit.

PLUS HAUT DE CINQ ANS DE L'ACTION   Suite...

 
Le groupe britannique BAE Systems a vu son bénéfice reculer de 6% au premier semestre, sous le coup d'une baisse des dépenses de défense de l'Etat fédéral américain, tout en disant espérer une hausse à deux chiffres de son résultat par action 2013 en cas de conclusion d'un accord avec l'Arabie saoudite. /Photo d'archives/REUTERS/David Moir