Les rivaux de Publicis Omnicom à l'affût de budgets

lundi 29 juillet 2013 20h14
 

par Kate Holton et Leila Abboud

LONDRES/PARIS (Reuters) - Le projet de fusion entre Publicis et Omnicom, qui donnera naissance à un poids lourd mondial de la publicité, incite leurs concurrents, désormais largement distancés, à profiter des conflits potentiels entre annonceurs rivaux réunis sous un même toit, comme Samsung et Apple.

Le président du directoire de Publicis Maurice Lévy et le directeur général d'Omnicom John Wren avaient discuté avec leurs principaux clients avant l'annonce de l'opération dimanche et ont passé de nouveaux coups de fil lundi pour les assurer qu'ils seraient mieux servis par le nouveau groupe.

Mais les patrons de groupes concurrents, comme Martin Sorrell, le directeur général de WPP, étaient déjà à l'oeuvre lundi pour tenter de récupérer des annonceurs en profitant de l'inévitable phase de transition qui va précéder la constitution du groupe au plus tard début 2014.

CHASSE AUX BUDGETS

Cette vaste redistribution des cartes au sein du marché publicitaire va donner aux groupes rivaux une rare opportunité de récupérer des budgets, les contrats contenant souvent des clauses selon lesquelles ils peuvent être renégociés dans le cas d'un rachat ou de la vente d'une agence.

"C'est une bonne chose pour nous et les autres indépendants", a déclaré à Reuters David Kershaw, directeur général de M&C Saatchi. "Cela peut convaincre les clients qui n'aiment pas trop l'idée de se trouver dans le même groupe publicitaire que les concurrents".

Le projet annoncé dimanche prévoit la fusion de Publicis et d'Omnicom, numéros trois et deux mondiaux, pour donner naissance à un géant de 26,5 milliards d'euros qui aura la taille et la force de frappe nécessaire pour suivre les ruptures technologiques rapides dans la publicité.

Ce mariage réunit sous un même toit des agences de Publicis comme Saatchi & Saatchi et d'Omnicom telles que BBDO Worldwide et DBB Worldwide, ce qui pourrait créer des conflits entre clients.   Suite...

 
John Wren, directeur général d'Omnicom (à gauche) et Maurice Lévy, président du directoire de Publicis, ce lundi à Wall Street. Le projet de fusion entre Publicis et Omnicom, qui donnera naissance à un poids lourd mondial de la publicité, incite leurs concurrents, désormais largement distancés, à profiter des conflits potentiels entre annonceurs rivaux réunis sous un même toit par cette opération, comme Samsung et Apple. /Photo prise le 29 juillet 2013/REUTERS/Shannon Stapleton