Un an après, la promesse de Mario Draghi se suffit à elle-même

vendredi 26 juillet 2013 09h14
 

par Sakari Suoninen et Andreas Framke

FRANCFORT (Reuters) - Un an après sa promesse de faire "tout ce qu'il faudra" pour sauver l'euro, Mario Draghi peut se targuer d'avoir réussi à éviter le pire mais le président de la Banque centrale européenne sait qu'il risque encore d'être mis à l'épreuve.

La situation s'améliore mais reste fragile en Espagne et en Italie, et un retour des turbulences obligerait la BCE à donner de la substance à l'engagement pris par son président le 26 juillet 2012.

A l'époque, les marchés financiers pariaient sur l'éclatement de la zone euro. En quelques mots, "Super Mario" a changé le cours de la crise.

"Dans le cadre de notre mandat, la BCE est prête à faire ce qu'il faudra pour préserver l'euro. Et croyez-moi, ce sera suffisant", avait-il dit par une chaude journée d'été à Londres.

Les mots ont suffi à calmer les marchés mais il a fallu encore six semaines d'efforts et de diplomatie pour mettre au point un plan d'attaque et annoncer que la BCE pourrait racheter des quantités illimités d'obligations souveraines des pays qui en feraient la demande, moyennant le respect de strictes conditions.

Un an après, ce plan baptisé OMT (Opérations monétaires sur titres) n'a toujours pas eu à servir.

Pour les marchés, le plan OMT est comme la dissuasion nucléaire -la menace se suffit à elle-même. Draghi lui-même y a vu un coup de maître. "Il est vraiment très difficile de ne pas reconnaître que l'OMT a été probablement la mesure de politique monétaire la plus réussie de l'époque récente", a-t-il dit le mois dernier.

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Un an après sa promesse de faire "tout ce qu'il faudra" pour sauver l'euro, Mario Draghi peut se targuer d'avoir réussi à éviter le pire mais le président de la Banque centrale européenne sait qu'il risque encore d'être mis à l'épreuve. /Photo prise le 4 juillet 2013/REUTERS/Ralph Orlowski