Air France prévoit de nouvelles réductions d'effectifs

vendredi 26 juillet 2013 11h39
 

par Cyril Altmeyer

PARIS (Reuters) - Air France-KLM a annoncé vendredi prévoir de nouvelles réductions d'effectifs dans le segment moyen-courrier d'Air France, le principal foyer de pertes du groupe franco-néerlandais avec le fret, estimant que les mesures déjà en place ne redressent pas suffisamment vite la situation.

Le numéro quatre mondial du transport aérien en termes de chiffre d'affaires précise également viser pour le second semestre une amélioration de son résultat d'exploitation en ligne avec celle du premier semestre, au cours duquel il a nettement réduit sa perte grâce à une réduction de ses coûts.

Le groupe a dit en particulier attendre une légère hausse des recettes unitaires au second semestre, au vu de la bonne orientation des réservations pour l'été et le début de l'automne.

L'action s'adjuge 1,35% à 6,452 euros à 11h30. Elle perd encore près de 8% depuis le début de l'année.

Le plan d'économies "Transform 2015", finalisé l'été dernier, prévoit déjà la suppression de 5.122 postes et la réduction de 20% des coûts d'ici fin 2014 au sein d'Air France, en grande partie responsable des pertes du groupe.

Les mesures complémentaires prévues pour l'automne, qui comporteront de nouveaux départs volontaires chez Air France, seront mises en oeuvre début 2014.

Les grandes lignes en seront présentées aux syndicats lors d'un comité central d'entreprise mercredi prochain, avant une présentation détaillée lors d'un nouveau CCE le 4 octobre.

Ces mesures, qui interviennent dans la foulée d'une réorganisation en profondeur de la structure d'Air France-KLM mise en place en juillet, perturbent les salariés, note Michel Salomon, secrétaire général adjoint de la CFDT chez Air France.   Suite...

 
Alexandre de Juniac, PDG d'Air France-KLM. Le groupe franco-néerlandais prévoit de nouvelles réductions d'effectifs dans le segment moyen-courrier d'Air France, le principal foyer de pertes du groupe franco-néerlandais avec le fret, estimant que les mesures déjà en place ne redressent pas suffisamment vite la situation. /Photo prise le 26 juillet 2013/REUTERS/Christian Hartmann