LVMH voit sa marge reculer au premier semestre

jeudi 25 juillet 2013 21h46
 

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - LVMH a vu sa rentabilité reculer au premier semestre, avec la baisse de la marge de sa mode-maroquinerie, la division dans laquelle est logée Louis Vuitton, marque phare du géant mondial du luxe.

Les ventes du groupe ont totalisé 13,7 milliards d'euros, signant une hausse de 8% à change constants, proche des 7% du premier trimestre.

Surveillées à la loupe, les ventes de la division mode-maroquinerie, au sein desquelles Vuitton pèse pour plus de 70%, ont cependant affiché une légère amélioration (+5% après une forte décélération à 3% au premier trimestre), conformément aux attentes des analystes.

"Il est intéressant de voir que la tendance à la baisse s'est inversée", a commenté Mario Ortelli, analyste de Bernstein.

Le résultat opérationnel courant a grappillé 2% à 2,71 milliards d'euros, légèrement en dessous du consensus Thomson Reuters I/B/E/S (2,75 milliards) et la marge a reculé à 19,80%, contre 20,5% au premier semestre 2012.

Cette baisse s'explique principalement par le recul de la rentabilité de la mode-maroquinerie, à 31,8% contre 32,5%, et par la montée en puissance de la distribution sélective, dont les marges sont nettement inférieures (autour de 10%) mais dont la croissance grimpe de 19% sur le semestre.

La distribution sélective, qui rassemble les réseaux de boutiques détaxées DFS ou la chaîne de parfumeries Sephora, est la seule à dégager une croissance organique à deux chiffres, profitant notamment de l'ouverture de trois concessions DFS à l'aéroport de Hong Kong, un des plus fréquentés au monde.

La dynamique des ventes a ralenti dans les vins et spiritueux (Moët & Chandon ou Hennessy), comme dans les montres et la joaillerie (Tag Heuer, Bulgari ou Chaumet) où la croissance est tout juste positive (+1%), dans un marché difficile aux prises avec le ralentissement de la demande chinoise lié aux mesures anti-corruption de Pékin.   Suite...

 
LVMH affiche un résultat opérationnel semestriel en légère hausse, marqué par un recul des résultats de sa division phare, la mode-maroquinerie, compensé par une bonne dynamique dans les vins et spiritueux et la distribution sélective. /Photo d'archives/REUTERS/Carlos Barria