Le G20 fait de la croissance une priorité

samedi 20 juillet 2013 18h15
 

par Lidia Kelly et Jan Strupczewski

MOSCOU (Reuters) - Les responsables du G20 ont placé samedi la croissance au premier rang de leurs priorités, devant l'austérité, dans l'espoir de relancer une activité économique mondiale "toujours trop faible".

Ils ont dans le même temps promis de conduire des politiques économiques prudentes et clairement exposées afin que la reprise espérée ne soit pas remise en cause par des variations excessives des marchés.

Réunis depuis vendredi à Moscou, les ministres des Finances et banquiers centraux du G20 ont approuvé un communiqué final qui salue les bénéfices d'une politique monétaire expansionniste aux Etats-Unis et au Japon tout en constatant la récession dans la zone euro et un ralentissement dans les pays émergents.

"Nous restons vigilants face aux risques et aux effets collatéraux négatifs des périodes prolongées d'assouplissement quantitatif", dit toutefois le communiqué, qui promet que les futurs changements de politique monétaire seront "calibrés avec soin et communiqués avec clarté".

Les pays du G20 représentent 90% du produit mondial brut et les deux tiers de la population mondiale.

Pays-hôte, la Russie a résumé les deux jours de réunion en déclarant que les responsables du G20 avaient revu à la baisse leurs objectifs de réduction des dettes publiques, préférant se concentrer sur la croissance et sur les moyens de sortir des politiques de soutien à l'économie avec un minimum de dégâts sur les marchés financiers.

"Les collègues (du G20) n'ont pas décidé de prendre la responsabilité de réduire les déficits et les dettes d'ici 2016", a déclaré à Reuters le ministre russe des Finances, Anton Silouanov. "Certains ont mis en avant le fait qu'il fallait d'abord s'assurer d'une reprise de la croissance économique."

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Les ministres des Finances et les banquiers centraux du G20 réunis à Moscou ont placé la croissance au premier rang de leurs priorités, devant l'austérité, pour tenter de corriger les disparités de plus en plus nettes entre les pays sur le front de la reprise. "Les collègues (du G20) n'ont pas décidé de prendre la responsabilité de réduire les déficits et les dettes d'ici 2016", a déclaré à Reuters le ministre russe des Finances, Anton Siluanov (au premier plan). /Photo prise le 20 juillet 2013/REUTERS/Grigory Dukor