Les batteries ne semblent pas en cause dans l'incendie d'Heathrow

samedi 13 juillet 2013 22h11
 

LONDRES (Reuters) - Le bureau britannique de sécurité aérienne (AAIB) a dit samedi que les premières constatations excluaient l'hypothèse d'un lien entre l'incendie qui s'est déclaré la veille à bord d'un Boeing 787 stationné à l'aéroport de Londres-Heathrow et un problème de surchauffe de batterie lithium-ion.

Le diagnostic, encore provisoire, est important pour Boeing car c'est un problème de ce type qui avait conduit les autorités aériennes à clouer au sol en janvier dernier, pendant plus de trois mois, les cinquante Dreamliner en service dans le monde.

L'avion, venu d'Addis Abeba, a pris feu alors qu'il était stationné depuis plus de huit heures sur le tarmac de l'aéroport londonien. Aucun passager ni membre d'équipage n'était à bord et aucune victime n'est à déplorer.

"Il y a d'importants dégâts dus à la chaleur dans la portion supérieure du fuselage arrière, une partie complexe de l'appareil, et l'enquête initiale durera probablement plusieurs jours", a indiqué l'AAIB dans un communiqué.

"Cependant, il est clair que ces dégâts dus à la chaleur sont éloignés de la zone où sont logées les batteries principales et auxiliaires de l'avion et, à ce stade, il n'existe pas de preuve de relation de cause à effet directe."

Ethiopian Airlines, à qui appartenait le Boeing accidenté et qui avait été en avril la première compagnie à reprendre l'exploitation commerciale d'un Dreamliner, a déclaré qu'elle continuerait à exploiter ses 787.

Parallèlement, la compagnie britannique Thomson Airways a déclaré qu'un de ses Dreamliner contraint, également vendredi, de rebrousser chemin lors d'une liaison entre Manchester et Sanford en Floride avait eu un "problème technique mineur" et qu'un petit nombre de pièces avait été remplacé.

Thomson a précisé que l'appareil avait été totalement contrôlé et qu'il avait repris du service sur-le-champ.

Jean-Stéphane Brosse pour le service français

 
Selon le bureau britannique de sécurité aérienne (AAIB), les premières constatations excluent l'hypothèse d'un lien entre l'incendie qui s'est déclaré vendredi à bord d'un Boeing 787 stationné à l'aéroport de Londres-Heathrow et un problème de surchauffe de batterie lithium-ion. /Photo prise le 12 juillet 2013/REUTERS/Toby Melville