UE et USA engagent leurs discussions sur le libre-échange

lundi 8 juillet 2013 22h29
 

par Doug Palmer

WASHINGTON (Reuters) - Evoquées depuis près de deux ans, les discussions entre l'Union européenne et les Etats-Unis en vue d'un accord de libre-échange ont débuté lundi à Washington dans un climat tendu par les accusations d'espionnage de ses partenaires visant Washington.

Depuis que les deux parties ont annoncé fin 2012 leur volonté de conclure un tel accord, le climat a été gâché par les révélations d'Edward Snowden, ancien consultant de la National Security Agency (NSA), sur l'existence d'un système d'espionnage systématique des pays européens par les Etats-Unis.

L'affaire a même conduit le président François Hollande à évoquer un report de l'ouverture des pourparlers, auquel il a finalement renoncé. La France avait obtenu peu auparavant l'exclusion de l'audiovisuel du mandat de négociation au nom de l'"exception culturelle".

Les Etats-Unis et l'Union européenne sont déjà le principal partenaire commercial l'un de l'autre, avec des échanges qui ont dépassé l'an dernier 500 milliards d'euros.

Le "partenariat transatlantique de commerce et d'investissement" auquel sont censées aboutir les discussions serait le plus important accord de libre-échange jamais conclu puisqu'il couvrirait près de 50% de la production économique mondiale, 30% du commerce international et 20% des investissements directs étrangers.

Le Centre for Economic Policy Research (CEPR) de Londres a estimé qu'un accord ambitieux de suppression des droits de douane et de réduction des barrières réglementaires pourrait, une fois totalement appliqué, générer un surcroît d'activité chiffré à plus de 100 milliards de dollars par an.

De son côté, la Commission estime qu'une fois mis en oeuvre, un accord générerait un supplément de croissance d'environ 0,5% par an pour l'UE.

FAIRE MIEUX QUE L'OMC   Suite...

 
Evoquées depuis près de deux ans, les discussions entre l'Union européenne et les Etats-Unis en vue d'un accord de libre-échange ont débuté lundi à Washington dans un climat tendu par les accusations d'espionnage de ses partenaires visant Washington. /Photo d'archives/REUTERS/Tobias Schwarz