GDF Suez prêt à coopérer dans le nucléaire en Arabie Saoudite

vendredi 5 juillet 2013 08h08
 

PARIS (Reuters) - GDF Suez veut participer à la candidature française au projet nucléaire en Arabie Saoudite à condition d'y occuper "une place raisonnable", déclare Gérard Mestrallet, le PDG du groupe dans une interview accordée au journal Les Echos.

L'énergéticien français, Areva et le CEA sont engagées dans les premières discussions à ce sujet.

"GDF est prêt à coopérer, à condition qu'on nous fasse une place raisonnable", déclare Gérard Mestrallet.

En janvier dernier, des dirigeants d'EDF et d'Areva avaient accompagné le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg en Arabie saoudite pour évoquer le rôle que pourrait y jouer la filière nucléaire française.

L'Arabie saoudite est le premier exportateur mondial de brut mais doit faire face à une forte augmentation de ses besoins en électricité et souhaite réduire la part des énergies fossiles dans sa consommation au cours des prochaines décennies.

Après l'échec de l'appel d'offres d'Abu Dhabi, puis la découverte de micro-fissures dans les cuves de deux des sept réacteurs nucléaires qu'il exploite en Belgique, GDF Suez a fait profil bas dans le nucléaire ces derniers temps.

Mais le redémarrage des deux réacteurs le mois dernier et la participation de GDF Suez au consortium japonais sélectionné en mai pour construire deux réacteurs en Turquie ont levé les interrogations sur la stratégie du groupe dans le nucléaire.

"Je veux garder l'option nucléaire ouverte. Avec la Belgique et avec la Turquie, GDF Suez va rester dans le nucléaire au moins jusqu'en 2085. Et nous aurons d'autres projets d'ici là", assure Gérard Mestrallet.

L'an dernier le nucléaire a représenté 7% avec 6.000 mégawatts des capacités de production d'électricité de GDF Suez et 11 % de sa production électrique l'an dernier.

Noëlle Mennella, édité par Benoît Van Overstraeten

 
GDF Suez veut participer à la candidature française au projet nucléaire en Arabie Saoudite à condition d'y occuper "une place raisonnable", déclare Gérard Mestrallet, le PDG du groupe dans une interview accordée au journal Les Echos. L'énergéticien français, Areva et le CEA sont engagées dans les premières discussions à ce sujet. /Photo prise le 7 mars 2013/REUTERS/Richard Carson