Un accord possible en Grèce sauf sur le secteur public

mercredi 3 juillet 2013 13h10
 

par Lefteris Papadimas

ATHENES (Reuters) - La Grèce ne peut pour l'heure remplir les objectifs fixés en matière de réforme du secteur public mais elle pense s'entendre avec ses bailleurs de fonds sur tous les autres dossiers d'ici la réunion de l'Eurogroupe de lundi, ont déclaré mercredi des hauts fonctionnaires du ministère grec des Finances.

Selon des responsables de l'Union européenne, la Grèce a trois jours pour rassurer la "troïka" (Union européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international) sur sa capacité à respecter les conditions posées au versement de la prochaine tranche d'aide d'un montant de 8,1 milliards d'euros.

Athènes n'a pas respecté l'échéance de la fin juin pour le transfert prévu de 12.500 fonctionnaires au sein d'un "mécanisme de mobilité" préalable à une mutation ou un licenciement dans un délai d'un an et, selon les hauts fonctionnaires, elle ne pourra passer un accord à ce sujet d'ici lundi.

"Il n'y a aucune chance que nous puissions satisfaire aux exigences du moment telles qu'elles sont formulées", a dit l'un d'eux.

Athènes doit boucler les discussions avec ses créanciers internationaux d'ici la milieu du mois pour assurer l'octroi de la dernière en date des tranches d'aide, nécessaire pour rembourser environ 2,2 milliards d'euros d'emprunts en août.

Les hauts fonctionnaires se sont employé à minimiser les conséquences pour la Grèce si elle ne recevait pas d'aide dans les temps. Dans "le pire des scénarios", le Trésor émettra des bons supplémentaires et retardera le remboursement de certains arriérés, a dit l'un d'eux. "Ce ne sera pas la fin du monde", a-t-il ajouté.

BON ESPOIR

Pour pousser Athènes à réformer effectivement sans provoquer de crise ouverte, ses créanciers pourraient refuser de verser l'aide d'un seul tenant et opter pour des versements mensuels.   Suite...

 
La Grèce ne peut pour l'heure remplir les objectifs fixés en matière de réforme du secteur public mais elle pense s'entendre avec ses bailleurs de fonds sur tous les autres dossiers d'ici la réunion de l'Eurogroupe de lundi, ont déclaré mercredi des hauts fonctionnaires du ministère grec des Finances. Athènes a trois jours pour rassurer ses créanciers sur sa capacité à respecter les conditions posées au versement de la prochaine tranche d'aide d'un montant de 8,1 milliards d'euros. /photo d'archives/REUTERS/Yiorgos Karahalis