La Grèce a trois jours pour rassurer la troïka

mardi 2 juillet 2013 12h37
 

BRUXELLES/ATHENES (Reuters) - La Grèce a trois jours pour rassurer ses bailleurs de fonds internationaux sur sa capacité à respecter les conditions posées au versement de la prochaine tranche d'aide, ont déclaré mardi quatre responsables de l'Union européenne.

Athènes a repris lundi les discussions avec ses créanciers après une interruption de deux semaines marquée par la décision du gouvernement de fermer le groupe audiovisuel public RTE.

La gestion par les autorités grecques de la réforme du secteur public, qu'il s'agisse des services fiscaux ou de la santé, suscite une insatisfaction générale, a déclaré un haut responsable de la zone euro impliqué dans les discussions.

"Tout le monde est d'accord sur le fait que la Grèce doit faire ses preuves avant l'Eurogroupe de lundi. C'est pourquoi elle doit faire une nouvelle présentation vendredi", a dit une deuxième source à Reuters.

Les ministres des Finances de la zone euro doivent se réunir lundi prochain à Bruxelles et la situation en Grèce sera inscrite à l'ordre du jour.

Pour accroître la pression sur Athènes, l'Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI) pourraient refuser de verser en une seule fois la prochaine tranche du plan d'aide, d'un montant de 8,1 milliards d'euros, et l'étaler sur trois mois, rapporte la presse grecque.

TROU SUPPLÉMENTAIRE

"C'est une négociation très difficile", a dit un haut fonctionnaire grec. "Nous avançons rapidement pour boucler autant de questions que possible dans un temps aussi court que possible."

Il est toutefois probable que la troïka ne parviendra pas à achever son examen d'ici la fin du mois de juillet et qu'elle soit contrainte de suspendre son inspection jusqu'en septembre, a dit un haut responsable de la zone euro qui s'exprimait sous le sceau de l'anonymat.   Suite...

 
La Grèce a trois jours pour rassurer ses bailleurs de fonds internationaux sur sa capacité à respecter les conditions posées au versement de la prochaine tranche d'aide, ont déclaré mardi quatre responsables de l'Union européenne. Athènes a repris lundi les discussions avec ses créanciers après une interruption de deux semaines marquée par la décision du gouvernement de fermer le groupe audiovisuel public RTE. /Photo d'archives/REUTERS/Yannis Behrakis