UBS France optimiste malgré ses déboires judiciaires

vendredi 28 juin 2013 16h22
 

par Matthias Blamont et Lionel Laurent

PARIS (Reuters) - UBS France estime qu'à sa connaissance ses activités ont été conformes à la loi ces dernières années et fera certainement appel d'une sanction de 10 millions d'euros infligée mercredi par l'ACP, a déclaré son président Jean-Frédéric de Leusse, lors d'une interview à Reuters.

Sommés de mettre de l'ordre dans leurs finances publiques, les Etats s'emploient un peu partout dans le monde à durcir leur législation contre l'évasion fiscale.

La France est particulièrement sous pression depuis que l'ancien ministre du Budget Jérôme Cahuzac s'est vu contraint à la démission après la révélation d'un compte bancaire caché en Suisse.

UBS est soupçonnée d'avoir approché des fortunes françaises dans les années 2000 en vue de leur proposer des placements en Suisse non déclarés. Trois anciens et actuels responsables d'UBS France sont mis en examen dans ce dossier.

En tant que personne morale, UBS a été mise en examen pour complicité présumée de démarchages illicites.

Le collège de l'Autorité de contrôle prudentiel, qui dépend de la Banque de France, a de son côté décidé de prononcer un blâme assorti d'une sanction de 10 millions d'euros à l'encontre d'UBS France, notamment pour avoir tardé à mettre en place les contrôles et procédures d'encadrement suffisants.

"J'envisage fortement de faire appel après avoir analysé la décision (de l'ACP, NDLR) et les problèmes juridiques qu'elle peut poser", a fait valoir Jean-Frédéric de Leusse, qui a pris ses fonctions après le début de l'affaire.

La société a deux mois pour déposer un recours.   Suite...

 
UBS France estime qu'à sa connaissance ses activités ont été conformes à la loi ces dernières années et fera certainement appel d'une sanction de 10 millions d'euros infligée mercredi par l'ACP, a déclaré son président Jean-Frédéric de Leusse, lors d'une interview à Reuters. /Photo prise le 30 avril 2013/REUTERS/Arnd Wiegmann