27 juin 2013 / 12:33 / dans 4 ans

Christian Noyer met en garde contre le déficit courant persistant

La persistance d'un déficit important des transactions courantes, en particulier vis-à-vis de la zone euro, illustre le manque de compétitivité de la France et impose un accroissement des emprunts à l'étranger risquant à son tour de creuser le solde négatif, prévient le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer. /Photo d'archives/REUTERS/Yuri Gripas

PARIS (Reuters) - La persistance d‘un déficit important des transactions courantes, en particulier vis-à-vis de la zone euro, illustre le manque de compétitivité de la France et impose un accroissement des emprunts à l‘étranger risquant à son tour de creuser le solde négatif, a prévenu jeudi le gouverneur de la Banque de France.

Le déficit des comptes courants de la France, qui retracent les flux de biens et services, de revenus, de transferts de capitaux et les flux financiers entre la France et le reste du monde, s‘est creusé à 44,4 milliards d‘euros en 2012 après 35,2 milliards l‘année précédente, selon le dernier rapport annuel sur la balance des paiements réalisé par la Banque de France et publié jeudi.

Le déficit des transactions courantes est persistant depuis 2005 et représente en cumul un peu plus de 200 milliards alors que le cumul des excédents observés durant les huit années précédentes atteignait aussi 200 milliards, a relevé Christian Noyer.

“Cela montre qu‘il s‘est passé quelque chose sur la compétitivité”, a-t-il observé, soulignant l‘importance du déficit de la France vis-à-vis de ses partenaires de la zone euro, qui à 70 milliards est “presque le double du déficit total”.

“Nous sommes moins compétitifs que les Allemands, les Italiens, les Espagnols et les autres”, a martelé Christian Noyer, qui ajoute qu‘une dépréciation du taux de change de l‘euro ne changerait rien puisque la France partage la monnaie unique avec les autres pays du bloc.

“Le problème est vraiment un problème de compétitivité relative”, a-t-il constaté, estimant “urgent et crucial” son rétablissement.

“Pour compenser ce déficit, la France doit accroître ses emprunts à l‘étranger, cela pourrait en retour peser à terme sur le déficit des transactions courantes en raison de la charge financière que représente l‘accumulation de ces emprunts”, a-t-il prévenu.

En 2012, la position extérieure nette de la France -qui représente le patrimoine ou l‘endettement net de la France vis-à-vis de l‘extérieur- est devenue un peu plus débitrice à -430 milliards d‘euros, soit 21,1% du PIB contre 376 milliards (18,8% du PIB) l‘année précédente, selon le rapport.

Marc Joanny avec Jean-Baptiste Vey, édité par Sophie Louet

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