L'Ecofin reprend ses négociations sur les faillites bancaires

mercredi 26 juin 2013 16h23
 

par John O'Donnell et Robin Emmott

BRUXELLES (Reuters) - Les ministres des Finances de l'Union européenne (UE) se réunissent mercredi soir pour tenter une nouvelle fois de trouver un accord sur le partage des pertes en cas de faillites bancaires, après l'échec de pourparlers sur le sujet la semaine dernière.

Même s'ils n'ont aucune obligation de parvenir à un accord mercredi, ils sont sous la pression de l'ouverture le lendemain d'un sommet des chefs d'Etats et de gouvernements de l'UE, où sera évoqué le projet d'union bancaire européenne.

Après vingt heures de débats, les Vingt-Sept ont échoué samedi à s'entendre sur des règles qui imposeraient des pertes aux clients les plus fortunés, principalement à cause de désaccords entre l'Allemagne et la France.

Berlin s'oppose au souhait de Paris de voir assouplies les règles de la méthode dite du "bail-in", qui prévoit de mettre à contribution, si nécessaire, les actionnaires de la banque en difficulté, ses créanciers obligataires et les déposants dont les comptes dépassent 100.000 euros.

L'imposition de pertes aux gros déposants, déjà expérimentée en mars dans le cadre du plan d'aide international accordé à Chypre, marquerait un changement drastique de la politique européenne sur les banques en difficulté, qui reposait jusqu'à maintenant sur le recours à l'argent public.

"Tous ceux qui se livrent prennent des risques en investissant dans le secteur financier doivent aussi assumer ces risques si les choses se passent mal", a estimé Jeroen Dijsselbloem, ministre néerlandais des Finances.

BERLIN VEUT DES RÈGLES STRICTES

La France estime que le projet d'union bancaire à 27, qui prévoit notamment un rôle de superviseur pour la Banque centrale européenne (BCE), devrait permettre à chaque pays de l'UE de décider plus librement du partage des pertes à imposer en cas de faillite bancaire.   Suite...