Wall Street devrait rester perturbée par la Fed

dimanche 23 juin 2013 19h27
 

par Angela Moon et Caroline Valetkevitch et ITEAM EMEA

NEW YORK (Reuters) - Les acheteurs à bon compte devront se méfier. La baisse de 2% de Wall Street la semaine dernière ne présente peut-être pas les opportunités d'achats auxquelles on pourrait s'attendre.

Les marchés d'actions vont démarrer la dernière semaine de juin encore sous le coup du projet de la Réserve fédérale américaine de limiter son programme de rachats d'actifs destiné à soutenir la croissance, appelé "quantitative easing" ou QE.

La volatilité devrait rester élevée avec les réajustements de portefeuilles en perspective du retrait partiel de la Fed.

L'indice CBOE de volatilité, le "baromètre de la peur" à Wall Street, a grimpé de 10,2% la semaine dernière, après avoir déjà nettement augmenté depuis que le président de la Fed Ben Bernanke a évoqué le sujet il y a cinq semaines.

"L'inquiétude concernant la Fed va pousser les investisseurs à revoir les valorisations. Les fonds alternatifs ("hedge funds") le feront. Mais je ne crois pas qu'ils seront les seuls à vendre", estime Ken Polcari, d'O'Neil Securities à New York.

SIGNAUX NÉGATIFS

Après l'annonce par la Fed que le marché ne pourra plus compter sur l'argent facile, dans un avenir qui pourrait être proche, les investisseurs vont se concentrer sur les facteurs fondamentaux de l'économie, qui envoient des signaux négatifs. L'économie américaine reste fragile, les marchés du crédit en Chine sont sous pression et les taux d'intérêt sont en hausse.

Parmi les sujets d'inquiétude figurent les perspectives de résultats du deuxième trimestre. Le nombre d'avertissements négatifs pour le deuxième trimestre sont 6,5 fois plus nombreux que les annonces positives, le ratio le plus mauvais depuis le premier trimestre 2001, selon les données de Thomson Reuters.   Suite...

 
La baisse de 2% de Wall Street la semaine dernière ne présente peut-être pas les opportunités d'achats auxquelles on pourrait s'attendre. Les marchés d'actions vont démarrer la dernière semaine de juin encore sous le coup du projet de la Réserve fédérale américaine de limiter son programme de rachats d'actifs destiné à soutenir la croissance, appelé "quantitative easing" ou QE. /Photo d'archives/REUTERS/Eric Thayer