La Fed promet à Wall Street un été volatil

vendredi 21 juin 2013 10h42
 

par Rodrigo Campos

NEW YORK (Reuters) - La volatilité pourrait bien être la tendance de l'été à Wall Street car les investisseurs sont divisés sur les conséquences du ralentissement annoncé de la politique de soutien à l'économie de la Réserve fédérale des Etats-Unis.

En laissant entrevoir mercredi une réduction d'ici la fin de l'année des 85 milliards de dollars de rachats d'actifs menés chaque mois par la banque centrale, Ben Bernanke, le président de la Fed, a provoqué la plus importante baisse enregistrée par Wall Street en deux séance depuis novembre 2011.

Dans le communiqué publié à l'issue de sa réunion de politique monétaire, la Fed a pris acte d'une diminution des risques baissiers pesant sur les perspectives de l'économie américaine mais elle note que le taux de chômage demeure trop élevé.

"Nous allons continuer à observer une forte volatilité, jusqu'à ce que les marchés acceptent le fait que la reprise de l'économie va durer et n'a pas besoin d'être soutenue artificiellement", annonce Peter Kenny, stratège en chef pour les marchés au sein du cabinet Knight Capital.

De fait, la Fed se montre de plus en plus résolue à réduire son programme d'assouplissement quantitatif -dit QE3- et la majorité des analystes estiment que seule une situation catastrophique pourrait l'en dissuader.

Il faudra sans doute quelques mois au marché pour s'adapter à cette nouvelle donne, et notamment pour ne plus considérer systématiquement la publication de mauvais indicateurs économiques comme un facteur éloignant le risque de diminution du QE3.

Jusqu'à maintenant, "on était dans une situation où 'les bons chiffres sont mauvais et les mauvais chiffres sont bons'", explique Brian Jacobsen de Wells Fargo Funds Management. "Les marchés ne peuvent maintenant plus considérer les mauvais chiffres comme un prétexte pour s'orienter à la hausse."

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La volatilité pourrait bien être la tendance de l'été à Wall Street car les investisseurs sont divisés sur les conséquences du ralentissement annoncé de la politique de soutien à l'économie de la Réserve fédérale des Etats-Unis. /Photo prise le 20 juin 2013/REUTERS/Brendan McDermid