Le plan entre l'Etat et Veolia sur l'avenir de la SNCM validé

jeudi 20 juin 2013 20h14
 

PARIS (Reuters) - Le nouveau de sauvetage de la compagnie maritime SNCM sur lequel l'Etat français et Veolia se sont mis d'accord a été validé jeudi soir par le conseil de surveillance, a-t-on appris auprès du ministère des Transports.

Ce dispositif, qui "permet de sauvegarder" la compagnie assurant essentiellement la desserte de la Corse, prévoit la suppression de 515 postes à temps plein mais, comme l'a demandé le gouvernement, il n'y aura pas de licenciements secs.

Le projet prévoyait initialement 600 suppressions de postes sur les 2.000 emplois actuels, avec des pointes à 2.800 lors des pics de l'été.

Environ 415 départs auront lieu en 2014 et une centaine d'autres seront étalés dans le temps jusqu'en 2019, a précisé une porte-parole.

"Le plan prévoit des départs anticipés à la retraite, le non renouvellement de contrats à durée déterminée, et des départs volontaires", a-t-elle ajouté.

Le remboursement exigé par l'Union européenne de 220 millions d'euros d'aides d'Etat versées à la compagnie, illégalement selon Bruxelles, pèse toujours sur l'avenir de la compagnie, dont Veolia détient 66% et l'Etat 25%. Le gouvernement a introduit un recours contre cette décision.

Le plan de sauvetage prévoit le renouvellement de la flotte de ferries afin de lui permettre de répondre à la délégation de service public de la collectivité territoriale de la Corse, dont l'appel d'offres aura lieu en septembre.

Après de longues négociations, Veolia et l'Etat se sont entendus sur le renouvellement de quatre navires de la compagnie, deux à court terme et deux autres à moyen terme. Le chiffre de huit navires avait été évoqué dans de précédents projets.

"Quatre navires, c'est le volume qui permet la délégation de service public", pour la desserte de la Corse, dit-on de source ministérielle.   Suite...

 
Le nouveau de sauvetage de la compagnie maritime SNCM sur lequel l'Etat français et Veolia se sont mis d'accord a été validé jeudi soir par le conseil de surveillance. /Photo d'archives/REUTERS/Jean-Paul Pélissier