Kering tourne une page, mais pas celle de Puma

mardi 18 juin 2013 17h59
 

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - PPR, rebaptisé mardi Kering à l'issue de son assemblée générale, tourne la page de la distribution mais pas celle de Puma, qui reste le point noir du groupe et dont les investisseurs attendent un redressement dans les deux à trois ans à venir.

PPR avait entamé sa sortie de la distribution en 2006 avec la vente du Printemps et parachèvera son recentrage sur le luxe ainsi que le sport et le "lifestyle" avec la vente de La Redoute, attendue au deuxième semestre, après la mise en Bourse de la Fnac, jeudi.

Le luxe compte aujourd'hui pour 85% des profits du groupe et a permis une forte revalorisation du titre en Bourse, mais le "boulet" Puma, contrôlé à 83% par Kering, persiste.

D'autant que l'équipementier sportif constitue le deuxième pilier stratégique du développement de Kering aux côtés de Gucci, Bottega Veneta ou Saint Laurent.

En Bourse, la valeur accuse une décote d'environ 15% par rapport à ses pairs du luxe.

"Le cours de Kering ne donne aucun crédit à une contribution de Puma aux profits du groupe", souligne Caroline Reyl, gérante chez Pictet Asset Management.

Confronté à un recul de ses ventes et de sa rentabilité, Puma a lancé un nouvel avertissement sur ses résultats en mai.

La marque qui avait surfé sur la mode du "lifestyle" a été rattrapée par les fabricants mondiaux de baskets de loisirs et s'est laissée distancer par les géants Nike et Adidas sur son marché historique, la chaussure de sport.   Suite...

 
PPR, le groupe dirigé par François-Henri Pinault rebaptisé mardi Kering à l'issue de son assemblée générale, tourne la page de la distribution mais pas celle de Puma, qui reste le point noir du groupe et dont les investisseurs attendent un redressement dans les deux à trois ans à venir. /Photo prise le 18 juin 2013/REUTERS/Philippe Wojazer