Les marchés européens se reprennent après une semaine difficile

lundi 17 juin 2013 18h23
 

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes se sont reprises lundi, après avoir été dans une situation difficile la semaine passée, portées par des rumeurs de fusion dans le secteur des télécoms.

Pour autant, les traders pensent que les places européennes ne bougeront guère au cours des deux prochaines séances en attendant que la Réserve fédérale américaine précise ses intentions en matière d'assouplissement quantitatif (QE).

Son comité monétaire se réunit mardi et mercredi et si Wall Street dans l'intervalle monte bien - les trois indices gagnaient plus de 1% au moment de la clôture européenne - c'est précisément parce que les boursiers américains espèrent que la Fed ne reviendra pas sur ce QE caractérisé à l'heure actuelle par des achats obligataires représentant 85 milliards de dollars par mois.

L'indice FTSEurofirst 300 a terminé sur un gain de 0,76%, tandis que l'EuroStoxx 50 a bondi de 1,4%.

A Paris, le CAC 40 a repris 1,54% à 3.863,66 points, après un recul de 1,7% la semaine dernière. Le Dax allemand a pris 1,08% alors que le FTSE britannique se contentait d'un gain de 0,35%.

Le secteur des télécoms a réalisé le meilleur gain de la journée (+1,62%) avec un bond de 6,68% de l'opérateur néerlandais KPN, plus forte hausse du jour de l'EuroStoxx50 et du FTSEurofirst 300.

Dans le même secteur, l'espagnol Telefonica a pris 2,3%. Le groupe espagnol a démenti avoir reçu une manifestation d'intérêt d'AT&T, réfutant ainsi les informations d'un journal espagnol selon lesquelles le gouvernement a mis son veto à une offre de 70 milliards d'euros de l'américain.

Bonne hausse également pour France Télécom (+3,08%), dont la filiale Orange a maintenu à son poste le PDG Stéphane Richard, mis en examen dans le cadre de l'affaire Tapie.

Peter Rice (Logic Investments) est quelque peu sceptique sur la profondeur réelle de cette remontée des Bourses. "Le rally semble de nature corrective; nous ne voyons pas d'argent frais sur le marché. On reste bien loin des pics de mai et on semble encore coincé dans nos marges. A tout prendre, le risque reste baissier", analyse-t-il.   Suite...

 
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES