L'Etat votera le maintien de Stéphane Richard à la tête d'Orange

dimanche 16 juin 2013 23h58
 

PARIS (Reuters) - Les représentants de l'Etat au conseil d'administration d'Orange voteront lundi pour le maintien à son poste du PDG de l'entreprise, Stéphane Richard, mis en examen dans le cadre de l'affaire Tapie, a annoncé dimanche François Hollande.

Le gouvernement de Jean-Marc Ayrault avait indiqué après l'annonce de la mise en examen qu'il veillerait à défendre l'intérêt de l'entreprise dans laquelle l'Etat possède 27% des parts et dispose de trois administrateurs.

"Tant que Stéphane Richard peut être dirigeant de cette entreprise sans qu'il y ait de conséquences de la procédure judiciaire, il restera", a dit le président français, interrogé dans le cadre de l'émission Capital sur M6.

"Il peut rester dès lors que la procédure judiciaire lui permet encore d'être dirigeant de l'entreprise", a ajouté le chef de l'Etat, qui a précisé qu'il s'était gardé d'instrumentaliser l'affaire à des fins politiques.

"J'aurais pu utiliser cette triste affaire pour écarter le dirigeant de cette entreprise", a-t-il dit, rappelant que Stéphane Richard avait servi sous Nicolas Sarkozy.

L'ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde au ministère de l'Economie a été mis en examen pour son rôle dans l'arbitrage suspect accordé à Bernard Tapie en 2008, par lequel l'homme d'affaire a touché 403 millions d'euros pour solder le litige l'opposant au Crédit Lyonnais sur la revente d'Adidas.

La directrice du Fonds monétaire international (FMI) a été placée sous statut de témoin assisté dans cette enquête.

"INTÉRÊTS POLITIQUES"

Stéphane Richard a reçu le soutien de syndicats de l'entreprise où régnait un climat social difficile avec une série de suicides de salariés avant son arrivée.   Suite...

 
Les représentants de l'Etat au conseil d'administration d'Orange voteront ce lundi pour le maintien à son poste du PDG de l'entreprise, Stéphane Richard, mis en examen dans le cadre de l'affaire Tapie, a annoncé dimanche François Hollande, interrogé dans le cadre de l'émission Capital sur M6. /Photo prise le 7 mai 2013/REUTERS/Charles Platiau