Paris accepte des discussions commerciales USA-UE

vendredi 14 juin 2013 23h20
 

par Philip Blenkinsop et Ethan Bilby

LUXEMBOURG (Reuters) - La France a accepté l'ouverture des discussions commerciales entre l'Union européenne et les Etats-Unis, ont annoncé vendredi soir à Luxembourg des responsables de l'UE.

Les ministres européens du Commerce ont accepté l'exigence française d'exclure le cinéma, la télévision, internet et les contenus numériques des discussions qui doivent s'ouvrir en juillet, mais ces sujets pourraient être ultérieurement inclus dans les débats.

"Un consensus a été trouvé", a dit un responsable européen à l'issue de la réunion à huis clos des ministres des Vingt-Sept, qui a duré douze heures.

La France avait affiché sa détermination sur la défense de "l'exception culturelle".

Le gouvernement français, qui refuse de voir la culture (télévision, cinéma, médias en ligne) incluse dans les négociations avec Washington, avait dit mercredi être prêt à utiliser son droit de veto face à ce qu'il considère comme une menace de la part de l'industrie américaine du divertissement.

La ministre française du Commerce extérieur, Nicole Bricq, a expliqué à ses homologues européens que la France rejetait tout mandat qui n'excluait pas clairement le secteur audiovisuel, soulignant que les Etats-Unis possédaient déjà une part de 60% des écrans de cinéma européens tandis que la part de l'Europe aux Etats-Unis ne varie qu'entre 3 et 6%.

"Qui est ouvert ? Qui est fermé ?", s'est-elle interrogée, selon une copie de son discours diffusée par des diplomates.

Les Européens avaient besoin de l'accord de la France, deuxième économie du continent, même si les décisions sont prises à la majorité qualifiée pour octroyer un mandat de négociation à la Commission européenne.   Suite...

 
La France a accepté l'ouverture des discussions commerciales entre l'Union européenne et les Etats-Unis.Les ministres européens du Commerce ont accepté l'exigence française d'exclure le cinéma, la télévision, internet et les contenus numériques des discussions qui doivent s'ouvrir en juillet, mais ces sujets pourraient être ultérieurement inclus dans les débats. /Photo d'archives/REUTERS/Tobias Schwarz