Le CA d'Orange débattra lundi du sort de Richard

vendredi 14 juin 2013 15h59
 

PARIS (Reuters) - Le conseil d'administration d'Orange se réunira lundi pour examiner la situation de son PDG Stéphane Richard après sa mise en examen dans l'affaire Bernard Tapie et l'Etat prendra à cette occasion une décision en fonction du seul intérêt de l'opérateur, a déclaré vendredi François Hollande.

La question est posée du maintien de Stéphane Richard à la tête de l'entreprise après sa mise en examen mercredi pour "escroquerie en bande organisée".

"Un conseil est prévu lundi et nous ferons connaître lundi notre décision", a dit le président de la République lors d'une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre canadien, Stephen Harper.

Cette décision "sera prise en fonction d'un seul critère : l'intérêt de l'entreprise, de ses salariés et de ses clients", a-t-il ajouté.

L'Etat détient 27% du capital d'Orange et dispose de trois représentants au sein du conseil d'administration.

L'ex-directeur de cabinet de la ministre de l'Economie Christine Lagarde (2007-2009) a été mis en examen dans le cadre de l'enquête sur l'arbitrage dont a bénéficié Bernard Tapie en 2008 pour le litige l'opposant au Crédit Lyonnais sur la revente d'Adidas.

Stéphane Richard a été placé sous contrôle judiciaire mais avec pour seule avec obligation de ne pas rencontrer les autres personnes concernées dans le dossier, a-t-on précisé de source judiciaire. Il reste donc libre de se déplacer.

Les syndicats, qui disposent de trois représentants (Sud, CGT, CFDT) au conseil d'administration (quatre, avec le représentant du personnel affilié à FO), sont divisés sur le sort de Stéphane Richard, maître du calendrier de la convocation de la réunion du Conseil d'administration.

La position du gouvernement devrait être déterminante, estime-t-on de sources proches d'Orange.   Suite...

 
Le conseil d'administration d'Orange se réunira lundi pour examiner la situation de son PDG Stéphane Richard après sa mise en examen dans l'affaire Bernard Tapie et l'Etat prendra à cette occasion une décision en fonction du seul intérêt de l'opérateur. /Photo prise le 7 mai 2013/REUTERS/Charles Platiau