L'avenir de Stéphane Richard à la tête d'Orange en question

jeudi 13 juin 2013 18h29
 

Répétition pour préciser la fonction de Christian Jimenez au 15e paragraphe.

PARIS (Reuters) - Le maintien de Stéphane Richard à la tête d'Orange après sa mise en examen se jouera dans les prochains jours.

L'ex-directeur de cabinet de la ministre de l'Economie Christine Lagarde (2007-2009), a été mis en examen mercredi pour "escroquerie en bande organisée" dans le cadre de l'enquête sur l'arbitrage dont a bénéficié Bernard Tapie en 2008 pour le litige l'opposant au Crédit Lyonnais sur la revente d'Adidas.

La position du gouvernement de François Hollande devrait être déterminante, même si l'Etat, avec 27% du capital, ne détient que trois des 15 sièges du conseil d'administration, estime-t-on de sources proches d'Orange.

Car le pouvoir d'influence de l'Etat reste fort sur l'opérateur télécom, dont 65% des 100.000 salariés français conservent le statut de fonctionnaire et dont les investissements dans les réseaux sont cruciaux pour le pays.

Son conseil se réunira en début de semaine prochaine pour examiner la situation, a déclaré Fleur Pellerin, ministre déléguée aux PME, à l'Innovation et à l'Economie numérique.

Priée de dire si la question du maintien de Stéphane Richard, qui s'est prévalu du soutien de François Hollande avant sa mise en examen, était posée, elle a répondu par l'affirmative en assortissant son propos de précautions.

"Toutes les décisions (...) devront être prises dans l'intérêt de l'entreprise uniquement", a-t-elle dit, ajoutant que la position des représentants de l'Etat au conseil d'Orange était "actuellement en discussion".

"Ce qui est en cause (...) c'est bien de savoir si la décision qui a été prise le fragilise", a poursuivi la ministre.   Suite...

 
Au lendemain de sa mise en examen dans l'affaire Tapie, la question du maintien de Stéphane Richard à la tête d'Orange se pose. L'avenir du PDG de l'opérateur télécom, ex-directeur de cabinet de la ministre de l'Economie Christine Lagarde, se jouera dans les prochains jours, le gouvernement affirmant que la question se pose tandis que les syndicats de l'opérateur sont partagés. /Photo d'archives/REUTERS/Jacky Naegelen