L'AMF juge préoccupantes les révélations sur les taux de change

jeudi 13 juin 2013 14h42
 

PARIS (Reuters) - L'Autorité des marchés financiers (AMF) a jugé jeudi préoccupantes les informations de presse selon lesquelles des traders auraient manipulé des taux de change de référence utilisés par des milliers d'entreprises et d'investisseurs.

Selon l'agence Bloomberg News, qui cite cinq intervenants informés de ces pratiques, cette affaire de manipulation de taux de change implique des salariés de certaines des principales banques mondiales, dont l'agence ne donne pas les noms.

Ces révélations surviennent après le scandale provoqué l'an dernier par les cas de manipulation des taux interbancaires, le Libor et son équivalent européen l'Euribor.

"C'est assez préoccupant", a réagi Gérard Rameix, le président de l'AMF, lors d'une conférence de presse sur la stratégie 2013-2016 de l'AMF.

"Ce qui est dit c'est qu'il peut y avoir des manipulations de marché un peu voisine, transposée de ce qu'on a pu constater avec le problème des taux d'intérêt et des indices de taux d'intérêt."

Gérard Rameix a toutefois précisé que l'AMF n'avait pas compétence pour intervenir sur le marché des changes.

"En ce qui concerne l'AMF, nous ne sommes pas compétents pour les opérations de change qui ne sont pas considérées comme des instruments financiers", a fait savoir le président de l'AMF. "Il n'y a pas de marchés qui soient sous notre autorité qui se livrent à des activités sur ces indices."

La Financial Conduct Authority (FCA), l'autorité britannique du secteur des services financiers, a indiqué mercredi qu'elle allait étudier les cas de manipulation évoqués par la presse.

L'agence Bloomberg précise que l'un des principaux gérants d'actifs d'Europe a informé les autorités britanniques de ses soupçons au cours des 12 derniers mois.   Suite...

 
L'Autorité des marchés financiers (AMF) a jugé jeudi préoccupantes les informations de presse selon lesquelles des traders auraient manipulé des taux de change de référence utilisés par des milliers d'entreprises et d'investisseurs. /Photo d'archives/REUTERS/Kacper Pempel