June 13, 2013 / 7:13 AM / in 4 years

RBS chute après l'annonce surprise du départ de son DG

3 MINUTES DE LECTURE

Royal Bank of Scotland supprimera près de 2.000 postes dans sa division de banque d'investissement, conséquence d'une restructuration de l'activité. L'établissement britannique, détenu à 81% par l'Etat britannique, a annoncé qu'il allait désormais concentrer les efforts de sa division marchés sur les produits obligataires, au détriment des produits structurés et dérivés. /Photo prise le 6 février 2013/Neil Hall

LONDRES (Reuters) - Royal Bank of Scotland chute en Bourse de Londres jeudi dans un marché qui s'inquiète de savoir qui sera chargé de mener le processus de privatisation de la banque après l'annonce surprise du départ de son directeur général Stephen Hester.

Mercredi soir, la banque a annoncé que Stephen Hester quitterait son poste d'ici la fin de l'année, le conseil d'administration ayant souhaité qu'une nouvelle équipe dirigeante s'occupe de la cession de la participation de l'Etat, qui pourrait prendre des années.

Pendant ses cinq années à la tête de RBS, Stephen Hester a massivement réduit le bilan de la banque, tout en essuyant des critiques constantes sur sa stratégie et le niveau de ses primes.

"(Stephen) Hester est respecté et a fait aussi bien que possible dans des circonstances très éprouvantes dans un contexte politique et réglementaire difficile et les pressions venant de l'extérieur qui se sont souvent exercées sur la banque", estime Andrew Coombs, analyste chez Citi.

Dans le secteur et parmi les analystes, on estime que le successeur idéal serait une banquier expérimenté, habitué à traiter avec les parlementaires et les régulateurs et n'ayant été impliqué dans aucun des récents scandales bancaires.

Seul un petit nombre de personnes répondent à ces critères et Philip Hampton a lui-même reconnu mercredi qu'il n'y aurait pas beaucoup de candidats sur la liste finale.

Vers 9h20 GMT, le titre perdait 5,86% à 306,43 pence après avoir perdu jusqu'à 7%, sous-performant largement l'indice Stoxx des banques en Europe qui perdait 1,8% et nettement en-dessous du cours de 407 pence considéré par l'Etat comme le niveau qui lui permettrait de récupérer son investissement.

L'Etat britannique a injecté 45,5 milliards de livres (53,4 milliards d'euros) dans RBS pendant la crise financière et détient un peu plus de 81% du capital.

RBS a également annoncé jeudi la suppression de près de 2.000 postes dans sa division de banque d'investissement, a-t-on appris d'une source proche du dossier.

L'établissement britannique a annoncé qu'il allait désormais concentrer les efforts de sa division marchés sur les produits obligataires, au détriment des produits structurés et dérivés.

Matt Scuffham et Steve Slater, Juliette Rouillon pour le service français

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