La Grèce va demander à revoir ses objectifs de cessions

mardi 11 juin 2013 13h47
 

ATHENES (Reuters) - La Grèce, qui ne parvient pas à trouver preneur pour sa compagnie gazière DEPA, va demander à ses créanciers internationaux de revoir à la baisse ses objectifs en matière de privatisations pour 2013, a-t-on appris mardi de source gouvernementale.

Le Premier ministre grec a toutefois assuré que le pays n'adopterait pas pour autant de nouvelles mesures d'austérité pour compenser le manque à gagner.

"Beaucoup de gens disent qu'il y aura des mesures (d'austérité) - c'est absurde", a déclaré Antonis Samaras lors d'une conférence de presse commune avec son homologue luxembourgeois, Jean-Claude Juncker.

Selon le plan de sauvetage financier de la Grèce mis au point par l'Union européenne et le Fonds monétaire international, Athènes a pour obligation de lever au moins 1,8 milliard d'euros d'ici fin septembre par le biais de privatisations, avec un objectif d'au moins 2,5 milliards d'euros d'ici la fin de l'année.

La privatisation de DEPA était censée rapporter un milliard d'euros. Mais le seul candidat pressenti pour cette opération, le russe Gazprom a renoncé.

"Il est très difficile de récupérer le milliard d'euros que nous espérions de la vente de DEPA", a dit à Reuters un responsable du gouvernement ayant requis l'anonymat. "Nous allons demander aux créanciers de reporter ces recettes à 2014."

À Bruxelles, la Commission européenne estime que la Grèce doit faire une nouvelle tentative, après le retrait de Gazprom.

IL FAUT POURSUIVRE, DIT BRUXELLES

"Le résultat du processus de privatisation du secteur gazier est très important du point de vue des recettes et de ses conséquences sur la réforme du secteur de l'énergie", a déclaré le porte-parole de la Commission européenne, Simon O'Connor.   Suite...

 
Le Premier ministre grec Antonis Samaras (à droite) avec son homologue luxembourgeois Jean-Claude Juncker mardi à Athènes. La Grèce n'adoptera pas de nouvelles mesures d'austérité pour compenser le manque à gagner lié à l'échec de la privatisation de la compagnie gazière publique DEPA, a déclaré Antonis Samaras lors d'une conférence de presse commune. /Photo prise le 11 juin 2013/REUTERS/John Kolesidis